Les services fédéraux américains paralysés, faute de budget

Le dernier «shutdown», en octobre 2013 sous l'ère Obama, avait duré seize jours. [WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Un anniversaire gâché. Un an pile après l'élection de Donald Trump, les Etats-Unis sont entrés ce samedi 20 septembre en phase de «shutdown» avec la fermeture partielle de l'administration fédérale américaine, faute d'accord sur le budget. 

Le «shutdown» est entré en vigueur samedi à minuit après l'échec des négociations entre démocrates et républicains pour parvenir à un compromis budgétaire. Les républicains, majoritaires avec 51 sièges au Sénat, n'ont obtenu que 50 voix, loin des 60 (sur 100) nécessaires en faveur d'une extension pour quatre semaines, jusqu'au 16 février, du budget fédéral.

Chômage technique pour 850.000 fonctionnaires

Ainsi, l'Etat fédéral américain a mis au chômage technique des 850.000 fonctionnaires considérés comme «non-essentiel» au fonctionnement de l'administration. Les premiers effets du «shutdown» devraient se faire sentir lundi. Les activités de nombreuses agences fédérales, comme les services fiscaux, seront réduites mais les services de sécurité seront globalement épargnés. Les 1,4 million de militaires américains poursuivront leurs opérations mais sans être payés.

Le dernier «shutdown», en octobre 2013 sous l'ère Obama, avait duré seize jours. 

Pour l'heure, il est impossible de savoir combien de temps durera cette paralysie. Les négociations entre démocrates et républicains devraient reprendre rapidement. Les démocrates ont d'ores-et-déjà fait savoir qu'ils exigeaient de ce futur compromis la régularisation de 690.000 «Dreamers», arrivés clandestinement aux Etats-Unis quand ils étaient enfants et expulsables depuis l'abrogation par Donald Trump du programme Daca.

Les deux opposants se sont rejetés la responsabilité de cet échec. La Maison Blanche a accusé les démocrates de prendre les citoyens américains «en otage». 

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