Guatemala : des ruines maya englouties découvertes grâce au laser

Une cité maya retrouvée sous la jungle.[AFP]

Des archéologues et des chercheurs ont découvert les ruines d’une cité maya sur une surface de plus de 2100 km, au parc Tikal au nord du Guatemala, a révélé National Geographic.

Les scientifiques ont été surpris de repérer plus de 60.000 habitations ainsi que des palaces, des chaussées et des pyramides mayas, qui étaient enfouies sous la végétation de la jungle amazonienne. La découverte a été possible grâce à un laser nommé LIDAR (LIght Detection And Ranging).

Le laser a révélé l’existence d’une pyramide cachée près du centre de la cité du parc Tikal. La communauté l’avait ignoré à cause de la verdure dense qui lui donnait un aspect naturel. «L’équipe pense que la pyramide pourrait être la tombe intacte de l’un des plus riches rois mayas.» a expliqué Albert Yu-Min Lin, un explorateur de National Geographic qui a participé aux recherches.

LIDAR remonte le passé

Accrochée à un drone, cette technologie révolutionnaire détecte les objets et mesure leur distance par un balayement d’ondes lumineuses. Des capteurs thermiques ont été ajoutés afin de situer les dolines (érosion circulaire fermée). Les chercheurs ont ainsi pu cartographier en 3D ce qui se trouvait sous le feuillage et dans les passages souterrains.

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Le LISAR a permis ainsi de topographier la zone, ce que des explorateurs n’ont pas pu faire. « Malgré des décennies à chercher dans les forêts tropicales, aucun archéologue n'avait été capable de mettre au jour ces sites» a souligné l’archéologue et spécialiste des Mayas à l’Université de Calgary (Canada), Kathryn Reese-Taylor, qui n’a pas participé au projet.

L’étude scientifique continue

La fondation Pacunam, dont sont issus les chercheurs, compte prolonger le projet pour étudier une plus grande surface. Le but est de cartographier un autre site maya dans le sud du Guatemala. Il s’étendrait à plus de 14.000 km2 en trois ans.

«Et par ailleurs, nous n'avions jamais eu un aperçu aussi général, aujourd'hui permis par les données récoltées. Un voile se lève enfin et nous permet de mieux appréhender la complexité de la civilisation maya», a expliqué Kathryn Reese-Taylor. Il faudra plusieurs années pour extraire toute la richesse des données de LIDAR et comprendre plus amplement l’histoire des Mayas et le fonctionnement de sa civilisation.

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