Maldives : l'opposition demande l'aide de l'Inde et des États-Unis pour «évincer» le président

L'ex-président des Maldives Mohamed Nasheed (c), le 22 janvier 2018 à Colombo, au Sri Lanka [LAKRUWAN WANNIARACHCHI / AFP/Archives] L'ex-président des Maldives Mohamed Nasheed (c), le 22 janvier 2018 à Colombo, au Sri Lanka [LAKRUWAN WANNIARACHCHI / AFP/Archives]

L'opposant maldivien Mohamed Nasheed a appelé mardi les gouvernements étrangers, en particulier l'Inde et les États-Unis, à l'aider à "évincer" le président Abdulla Yameen, dont la répression a plongé l'archipel dans le chaos politique.

"Le président Yameen a illégalement déclaré la loi martiale et s'est emparé de l'État. Nous devons l'évincer du pouvoir. Le peuple des Maldives a une requête légitime envers les gouvernements du monde, notamment l'Inde et les États-Unis", a déclaré l'ex-président dans un communiqué, réclamant une intervention militaire indienne et un blocage financier américain.

Image fournie par le journal Mihaaru montrant des forces de sécurité devant la Cour suprême après l'état d'urgence décrété par le président Abdulla Yameen, le 5 février 2018 à Malé, aux Maldives [STR / Mihaaru/AFP]
Image fournie par le journal Mihaaru montrant des forces de sécurité devant la Cour suprême après l'état d'urgence décrété par le président Abdulla Yameen, le 5 février 2018 à Malé, aux Maldives

"Nous voudrions que le gouvernement indien envoie un représentant, appuyé par son armée, pour libérer les juges et les détenus politiques, dont l'ancien président Maumoon Abdul Gayoom, de leur détention et les ramener chez eux. Nous demandons une présence physique", a-t-il indiqué.

"Nous voudrions aussi que le gouvernement américain s'assure que les institutions financières américaines interrompent toutes les transactions en dollars des responsables du régime aux Maldives", poursuit le texte.

Le président de la Cour suprême des Maldives et un autre juge de haut rang ont été arrêtés mardi lors d'un raid des forces de l'ordre conduit à l'aube, nouveau tour de vis du président Abdulla Yameen qui a décrété l'état d'urgence.

Le président des Maldives, Abdulla Yameen, le 25 octobre 2015 [HO / MALDIVES PRESIDENCY/AFP/Archives]
Le président des Maldives, Abdulla Yameen, le 25 octobre 2015

Défiant l'ordre de libération d'éminents prisonniers politique par la Cour suprême, M. Yameen a intensifié ces derniers jours la répression contre ses opposants malgré les protestations et pressions internationales, ternissant l'image de ce haut-lieu du tourisme de luxe.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles