Affaire Maëlys : Nordahl Lelandais ne se sentait «pas en état» de parler

L'audition de Nordahl Lelandais, qui devait s'exprimer sur les circonstances de la mort de Maëlys, a été écourtée, ce dernier ne se sentant pas bien. Photo d'illustration.[FRANCOIS GUILLOT / AFP]

Hospitalisé et sous traitement médical, Nordahl Lelandais a affirmé aux juges que son traitement lourd le mettait dans un état qui ne lui permettait pas de répondre aux questions des enquêteurs.

Nordahl Lelandais était très attendu par les juges, mais il n'a finalement rien dit. L’ex-militaire, suspecté du meurtre de la petite Maëlys, est arrivé au palais de Justice de Grenoble après avoir été extrait, jeudi dans la matinée, de l’unité hospitalière de Bron (Rhône), près de Lyon, pour être entendu par trois juges à Grenoble, a appris franceinfo de source proche du dossier.

L'ex-militaire est arrivé un peu avant 10h au palais de Justice et l’audition n’aura même pas duré trente minutes, précise France Bleu Isère.

Cette dernière a été écourtée car Nordahl Lelandais, qui affirme ne pas être actuellement en état de répondre aux questions, réclame un peu de temps, assurant qu’il finira par s’expliquer sur le meurtre de Maëlys, qu’il a reconnu.

Des questions sans réponses

Les juges souhaitent l'entendre avant les résultats de l'autopsie sur le corps de Maëlys, afin de déterminer les circonstances de la mort de la petite fille, survenue dans la nuit du 26 au 27 août, lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin en Isère.

Franceinfo rapporte que l’ancien maître-chien est reparti de Grenoble sous escorte, afin de réintégrer l’unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) à Bron, près de Lyon dans le Rhône, où il est hospitalisé depuis vendredi soir, deux jours après avoir avoué le meurtre de la petite fille. Il a par ailleurs vu 6 experts psychiatres.

Depuis ses aveux, l'ancien militaire affirme se sentir fragile psychologiquement. Un risque de suicide est donc à craindre, et l’administration pénitentiaire veut l’éviter absolument. Le tueur présumé fait donc l’objet d’une surveillance particulière au sein de cette unité spéciale.

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