Référendum: les Suisses refusent de supprimer la redevance

La radio télévision nationale suisse, ici le siège de sa chaîne en français à Genève le 23 avril 2017, la RTS, pourrait disparaître si les Suisses votent pour la disparition de la redvance [Fabrice COFFRINI / AFP/Archives] La radio télévision nationale suisse, ici le siège de sa chaîne en français à Genève le 23 avril 2017, la RTS, pourrait disparaître si les Suisses votent pour la disparition de la redevance. [Fabrice COFFRINI / AFP/Archives]

Les Suisses ont largement refusé dimanche, lors d'un référendum, de supprimer la redevance audiovisuelle..

Les Suisses ont aussi voté «oui» au maintien de la TVA et de l'impôt fédéral direct. Selon les informations diffusées par la Tribune de Genève, le texte sur la suppression de la redevance a été rejeté par 71,6% des votants, et le nouveau régime financier approuvé à plus de 84%.

Dans le canton de Zurich, le plus peuplé, le «non» dépasse les 70%, tandis qu'à Genève, il est proche des 75%, a indiqué la télévision suisse RTS.

L'initiative populaire - un droit donné aux citoyens de faire une proposition de modification de loi - sur la redevance avait été élaborée par le mouvement de jeunesse du parti Libéral radical, pour qui la redevance «n'a plus rien à voir avec leur génération» qui a grandi avec les plateformes de vidéo en ligne et chaînes de télévision sur abonnement.

La redevance la plus chère d'Europe

La redevance en Suisse, l'une des plus chères d'Europe, s'élève actuellement à 451 francs suisses (392 euros) par an. L'an prochain, son prix sera abaissé à 365 francs (317 euros). Elle sera en revanche désormais payée par tous, même ceux qui n'ont pas de poste de télévision ou de radio, les autorités ayant fait valoir que la télévision et la radio étaient désormais regardées et écoutées sur internet.

En Suisse, il existe une seule radio-TV nationale, la SSR, qui diffuse dans les quatre langues officielles (allemand, français, italien et romanche). La SSR, qui emploie environ 6.000 personnes, est financée à 75% par la redevance. Vingt-et-une radios et 13 télévisions régionales, remplissant un mandat de service public, en bénéficient aussi. Au total, 13.500 emplois directs et indirects étaient menacés en cas de «oui» à la suppression de la redevance, selon les autorités fédérales.

Le porte-parole de la SSR, Daniel Steiner, avait averti qu'en cas de victoire du «oui», elle devrait «rapidement cesser son activité».

Les abolitionnistes de la redevance, qui étaient soutenus par un seul parti politique, l'Union démocratique du centre (premier parti de Suisse, droite populiste), avaient expliqué que sa suppression permettrait de libérer un «énorme pouvoir d'achat» susceptible d'être réinvesti dans l'économie.

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