Le sans-abri payé pour se faire tatouer sur le front témoigne

Benidorm, station balnéaire espagnole.[José Jordan / AFP]

Le sans-abri qui avait été payé 100 euros par des Britanniques fêtant un enterrement de vie de garçon à Benidorm (Espagne), pour se faire tatouer sur le front le nom du futur marié, s’est expliqué auprès de la presse britannique.       

En mai dernier, Tomek un sans-abri polonais de 34 ans, rencontre sur les fêtards. «Quand tu vis dans la rue, tu as faim et tu as besoin de boire. Ce genre d’argent, c’est comme gagner à la loterie», explique-t-il. «J’ai accepté l’offre par désespoir». Dans ces conditions, il accepte de se faire tatouer le nom et l'adresse du futur marié «Jamie Blake, North Shields, NE28» sur le front.

La police espagnole a déclaré ne pas comprendre pourquoi le tatoueur n’avait pas refusé de faire le travail quand il s’est aperçu à quel point Tomek était ivre. Même dans son état, la douleur l’a marqué. «Si ça m’a fait aussi mal alors que j’étais ivre, je n’ose imaginer combien ça doit faire mal à une personne sobre».

3.000 euros et un traitement médical pour Tomek

En Pologne, Tomek a travaillé en cuisine dans un hôtel quatre étoiles. Peu de temps avant de se marier, il a rompu avec sa copine et a marché jusqu’en Espagne. Il raconte s’être fait voler quelques jours avant sa rencontre avec les Britanniques.

Après sa mésaventure, de peur se subir des railleries, il explique avoir été réticent à l’idée de se rendre dans un poste de police. De plus, il ne pensait pas «que ce qu’ils m’avaient fait était un crime, maintenant je sais que ça l’était.»

Retrouvé par le Newcastle Evening Chronicle, le fameux Jamie Blake a expliqué ne pas être impliqué dans l’affaire. Le Britannique de 37 ans a raconté qu’il avait été sorti du bar car il était ivre et qu’il n’était pas dans la discussion pour le tatouage. Selon lui, Tomek n’a pas reçu d’argent en échange.

Depuis, Tomek a reçu de l’aide de la part des services sociaux et du Benidorm Bristish Business Association : 3.000 euros ont été récoltés, et le sans-abri s'est vu proposer un traitement médical pour arrêter de boire. Il compte maintenant tourner la page et projette d’ouvrir un restaurant avec des spécialités polonaises. «Après ce qu’il m’est arrivé, je ne vais jamais abandonner», a conclu le Polonais.

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