Qu'est ce qu'un lupus, la maladie dont souffre Selena Gomez ?

Si Selena Gomez a expliqué avoir bénéficié d’une chimiothérapie, il n’existe aucun traitement mettant définitivement un terme à la maladie.[GABRIEL BOUYS / AFP]

Selena Gomez a décidé de retourner en soins après un nouvel épisode dépressif, a-t-on appris ce jeudi 11 octobre. Elle souffre du lupus, une maladie auto-immune chronique grave.

La chanteuse avait annoncé qu'elle était malade en octobre 2015. «Je veux me concentrer sur mon maintien en bonne santé et mon bonheur, et j'ai décidé que la meilleure façon d'avancer est de prendre du repos, avait annoncé la chanteuse dans un communiqué diffusé le 30 août 2015. Merci à tous mes fans pour votre soutien. Vous savez à quel point vous m'êtes spéciaux, mais je dois prendre ce problème à deux mains et faire tout mon possible pour être au mieux. Je sais que je ne suis pas la seule, et j'espère que d'autres vont être encouragés à se confronter à leur problème». 

Concrètement, le lupus est un dérèglement du système immunitaire. Les lymphocytes, cellules assurant en temps normal un rôle prépondérant dans la défense du corps humain, attaquent alors de nombreuses parties du corps (articulations, peau, reins, cœur…) et les détruisent à terme.

Pas de traitement définitif

Dans le cas de Selena Gomez, l’actrice et chanteuse américaine a indiqué avoir « échappé à un AVC ». C’est effectivement l’un des risques inhérents à la maladie les plus courus.

Les véritables causes de l’apparition d’un lupus n’ont jamais été formellement identifiées par les scientifiques. Certaines études médicales laissent néanmoins penser qu’une association de plusieurs facteurs environnementaux, hormonaux ou génétiques, favoriserait son développement.

Si Selena Gomez a expliqué avoir bénéficié d’une chimiothérapie, il n’existe aucun traitement mettant définitivement un terme à la maladie. Les médicaments prescrits à un individu souffrant d’un lupus ne servent en réalité qu’à diminuer l’intensité des symptômes et réduire le risque de complications. A 10 ans, le taux de survie est d’environ 93%.

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