JO : les deux Corées se rapprochent pour 2020 et rêvent à 2032

Réunion au siège du Comité international olympique à Lausanne, entre le CIO et des responsables nord et sud-coréens en vue d'une équipe coréenne unifiée aux JO de Tokyo-2020, le 15 février 2019  [SALVATORE DI NOLFI / POOL/AFP] Réunion au siège du Comité international olympique à Lausanne, entre le CIO et des responsables nord et sud-coréens en vue d'une équipe coréenne unifiée aux JO de Tokyo-2020, le 15 février 2019 [SALVATORE DI NOLFI / POOL/AFP]

Les deux Corées, qui ont entamé un rapprochement sportif spectaculaire lors des Jeux olympiques de Pyoengchang-2018, veulent aller plus loin avec la participation envisagée d'équipes unifiées dans quatre sports aux JO de Tokyo 2020 et surtout une candidature commune officiellement présentée vendredi au CIO pour les JO 2032.

Thomas Bach, le président du CIO, qui recevait vendredi au siège de l'instance les ministres des sports nord et sud-coréens pour une réunion tripartite, a salué «l'initiative historique des deux Corées de présenter une candidature commune pour les JO 2032».

Même si la campagne de candidature ne sera pas officiellement ouverte avant 2025 et qu'elle soulève de nombreuses interrogations, cette initiative marque un pas supplémentaire vers le réchauffement entre deux nations techniquement encore en guerre, depuis l'armistice ayant mis fin à la Guerre de Corée en 1953.

«La Corée du Sud espère grandement accueillir les JO-2032 conjointement avec la Corée du Nord», a déclaré devant la presse Do Jong-hwan, ministre sud-coréen des Sports qui a rappelé que deux sommets intercoréens consacrés au sport s'étaient déjà tenus.

«Les leaders des deux Corées ont convenu qu'ils souhaitaient accueillir conjointement les Jeux en 2032», a ajouté son homologue du Nord, Kim Il Guk, cité dans un communiqué du CIO.

Séoul sélectionnée

Le président du CIO Thomas Bach (c) pose avec le président du Comité olympique et ministre des sports nord-coréen Kim Il Guk (D) et le ministre des sports sud-coréen Do Jong-hwan au siège du CIO à Lausanne, le 15 février 2019 [SALVATORE DI NOLFI / POOL/AFP]
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Le président du CIO Thomas Bach (c) pose avec le président du Comité olympique et ministre des sports nord-coréen Kim Il Guk (D) et le ministre des sports sud-coréen Do Jong-hwan au siège du CIO à Lausanne, le 15 février 2019

Dès lundi, la Corée du Sud avait sélectionné Séoul comme ville candidate à l'organisation des JO d'été 2032, qu'elle espère donc accueillir conjointement avec le Nord. Avant les Jeux de Pyeongchang, la Corée du Sud avait déjà organisé les JO d'été en 1988, boycottés par le Nord.

Cette nouvelle étape intervient alors que sur le plan diplomatique, les efforts se poursuivent également. Un deuxième sommet historique entre le président américain et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un se tiendra ainsi fin février à Hanoï. Sur le plan sportif, dans l'immédiat, c'est vers Tokyo 2020 que les deux Corées portent leurs efforts.

A la demande des Comités nationaux olympiques nord et sud-coréens, le CIO «va continuer d'étudier» avec les fédérations internationales concernées la participation aux phases de qualification d'équipes féminines unifiées en basket-ball et en hockey sur gazon, d'une autre dans l'épreuve mixte de judo et d'équipages unifiés dans quatre catégories en aviron, à la fois chez les hommes et les femmes: quatre sans barreur, quatre de couple et le huit.

«La participation de ces équipes coréennes unifiées aux JO de Tokyo 2020 doit passer par une qualification», a bien insisté le CIO. La réunion de vendredi dans la capitale olympique, avait de fait pour objectif d'étudier la possibilité d'engager des équipes unifiées à la fois pendant les phases qualificatives et pendant les JO de Tokyo.

 

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