Une Bengalie brulée vive pour avoir dénoncé une agression sexuelle

La mort de Nusrat Jahan Rafi fait la une au Bangladesh. La mort de Nusrat Jahan Rafi fait la une au Bangladesh.[Capture écran YouTube]

Son histoire créé l'émoi partout dans le monde. Nusrat Jahan Rafi, une jeune Bengalie de 19 ans, a été récemment brûlée vive pour avoir dénoncé des abus sexuels.

Elle s'était rendue à la police avec sa famille pour se plaindre du directeur de son école islamique, qui aurait commencé à la toucher de manière inappropriée, avec qu'elle réussisse à s'enfuir. Le 6 avril, alors qu'elle avait refusé de retirer sa plainte, au moins quatre personnes l'auraient isolée sur le toit de l'école pour l'asperger d'essence et la brûler vivre. 

Elle est décédée de ses blessures quatre jours plus tard. La nouvelle de sa mort a entrainé une série de manifestations dans tout le pays, demandant au gouvernement de renforcer ses lois pour protéger les femmes. Une foule immense s'est déplacée pour les funérailles de l'étudiante. 

La Première ministre du pays, Sheik Hasina, a promis qu'aucun des «coupables ne sera épargné par la justice». De leur côté, les ONG s'en prennent directement aux responsables politiques. «Le meurtre horrible d'une jeune femme courageuse qui demandait la justice reflète la faiblesse du soutien apporté par le gouvernement bangladais aux victimes d'agressions sexuelles», déclare Meenakshi Ganguly, directrice pour l'Asie du Sud à Human Rights Watch. 

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