Nouvelle-Zélande : le tueur des mosquées devant la justice

Le suspect doit comparaître en visio-conférence devant la haute cour de justice de Christchurch et répondre de près de 100 chefs d'inculpation. [Sanka VIDANAGAMA / AFP]

Le suprémaciste blanc Brenton Tarrant, coupable présumé de la tuerie de Christchurch en mars dernier, passe vendredi à la barre pour un procès des plus attendus.

Il y a presque trois mois jour pour jour, le ressortissant australien assassinait 50 personnes et en blessait une grande quantité d'autres dans deux mosquées de Christchurch, l'une des plus grandes villes de la Nouvelle-Zélande. Avec pour seul motif sa haine anti-musulmans, la tuerie avait été diffusée en direct sur Facebook.

Pour ces massacres, le détenu doit répondre devant la haute cour de justice de Christchurch de 51 meurtres, 41 tentatives de meurtre et d'inculpation pour terrorisme, soit presque 100 chefs d'inculpation, selon le quotidien New Zeland Herald. Les résultats de l'expertise psychiatrique, ordonné lors de sa dernière audience pour déterminer s’il est en mesure d’être jugé, devraient être révélés d'ici le début du procès. 

Un peine jusqu'à la prison ferme à vie

En Nouvelle-Zélande, le meurtre est passible d'un minimum de dix ans de prison ferme. Or, les crimes pour lesquels Brenton Tarrant est inculpé pourraient lui valoir la peine la plus lourde jamais infligée dans le pays depuis l'abolition de la peine de mort, soit la réclusion à perpétuité, sans aucune possibilité de libération conditionnelle. 

Ce n'est néanmoins pas physiquement qu'il viendra se défendre. Le ressortissant australien doit comparaître par visio-conférence depuis la prison de haute-sécurité d'Auckland où il est détenu à l'isolement depuis son arrestation, peu après le massacre. C'était déjà le cas lors de sa première comparution le 5 avril dernier : il était resté immobile et muet pendant toute la durée de l'audience.

Alors qu'il avait annoncé vouloir se défendre lui-même devant les juges, laissant penser qu'il comptait utiliser son procès comme plateforme de propagande de son idéologie suprémaciste, deux avocats d'Auckland, Shane Tait et Jonathan Hudson, devraient néanmoins être présents pour le représenter.

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