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Coronavirus: près de 10.000 morts au Royaume-Uni

Affluence de joggers et cylistes le long du Regent's canal à Londres, le 11 avril 2020   [Tolga AKMEN / AFP] Affluence de joggers et cylistes le long du Regent's canal à Londres, le 11 avril 2020 [Tolga AKMEN / AFP]

Le Royaume-Uni a annoncé samedi 917 morts de plus du nouveau coronavirus, portant le bilan total à près de 10.000 morts sur son sol, et le gouvernement insiste sur l'importance du respect du confinement pendant le week-end de Pâques.

Les parcs de Londres et certaines plages du Sud ont reçu la visite de nombreux promeneurs et joggeurs, poussant parfois la police à intervenir pour renvoyer chez eux les groupes trop fournis, ou ceux qui bronzaient au soleil, ce qui laisse craindre un relâchement encore plus prononcé.

Avec plus de 900 morts comptabilisés deux jours de suite dans les hôpitaux, sans compter les maisons de retraites, le Royaume-Uni est le pays d'Europe où le Covid-19 est le plus meurtrier actuellement alors que l'Italie ou l'Espagne enregistrent des décrues.

La pandémie a pris un tournant spectaculaire cette semaine avec l'admission lundi du Premier ministre Boris Johnson en soins intensifs, d'où il est sorti jeudi soir.

Un policier signifie à des passants la fermeture du Victoria Park, le 11 avril 2020 à Londres  [Tolga AKMEN / AFP]
 
Un policier signifie à des passants la fermeture du Victoria Park, le 11 avril 2020 à Londres

Selon la presse britannique, le dirigeant de 55 ans se remet à l'hôpital en faisant des sudokus et regardant des films tels que le Seigneur des Anneaux ou la comédie romantique Love Actually, et a reçu des copies des échographies de sa fiancée de 32 ans, Carrie Symonds, enceinte.

«Le Premier ministre continue de faire de bons progrès», s'est réjouie samedi la ministre de l'Intérieur Priti Patel lors de la conférence de presse quotidienne du gouvernement, appelant cependant à ne pas oublier «la gravité de l'urgence nationale» révélée par «les chiffres bruts».

«Marathon»

A ses côtés, un responsable des services de santé, Stephen Powis, s'est félicité de «premiers signes» de «plafonnement» du nombre de nouveaux cas et des hospitalisations: «Nous constatons malheureusement toujours un grand nombre de morts. Ce sera la dernière chose qui commencera à diminuer».

«C'est un week-end férié. C'est une période de l'année que nous aimons fêter en famille ou avec des amis proches», a-t-il relevé. «Mais j'ai bien peur que cette année, ce soit pour nous tous un weekend de Pâques à la maison».

Le gouvernement doit se prononcer dans les jours qui viennent sur une éventuelle prolongation du confinement, décrété le 23 mars pour trois semaines initialement. Cette hypothèse semble très probable car les autorités ont affirmé qu'elles attendraient que le pic soit franchi pour assouplir les mesures en place, M. Powis avertissant samedi qu'il s'agissait d'un «marathon» et non d'un «sprint».

En moyenne, 84 amendes pour non-respect de ces mesures ont été dressées chaque jour en Angleterre et au Pays de Galles, selon la police.

Les statistiques des autorités sanitaires restent «alarmantes» pour le professeur en microbiologie Simone Clarke. Celui-ci souligne que le Royaume-Uni devrait passer dimanche la barre des 10.000 décès, alors qu'il passait celle des «1.000 morts il y a seulement deux semaines».

Et «il est désormais clair que les personnes jeunes ou avec des antécédents médicaux sont beaucoup plus exposées que ce que l'on pensait», a ajouté le chercheur, alors que le service de santé a annoncé samedi le décès d'un enfant de 11 ans.

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