Ils sont à l'origine ou ont aidé à mettre en place les mesures d'un confinement plus ou moins strict. Cependant, ces experts et politiciens du monde entier n'ont pas su donner l'exemple et ont enfreint les règles qu'ils avaient édictées. Pris sur le fait, ils ont été contraint de s'excuser la plupart du temps, voire de démissionner.
Neil Ferguson, épidémiologiste britannique
Avec le début de la crise sanitaire au Royaume-Uni, Neil Ferguson a rapidement pris de l'ampleur médiatique grâce à sa faculté à expliquer simplement la situation. Membre du comité scientifique gouvernemental, et épidémiologiste reconnu, il a participé à la mise en place du confinement britannique. Seulement, le 6 mai, sa vie privée s'est retrouvée dans les journaux lorsque le Telegraph a raconté qu'une femme de 38 ans venait «passer du bon temps» avec lui en traversant la moitié de la capitale, malgré les recommandations du gouvernement. Après avoir reconnu une «erreur de jugement», il a démissionné du comité scientifique.
Catherine Calderwood, conseillère médicale en chef du gouvernement écossais
La démission de Neil Ferguson n'était pas totalement inédite au Royaume-Uni. Catherine Calderwood avait été contrainte de prendre la même décision en avril après avoir passé deux week-ends dans sa résidence secondaire près d'Edimbourg. Elle était alors la conseillère médicale en chef du gouvernement écossais.
David Clark, ministre de la Santé néo-zélandais
Il a reconnu avoir été «idiot». David Clark, le ministre de la Santé de Nouvelle-Zélande a été surpris en se rendant à la plage avec sa famille, à 20 kilomètres de son domicile. En raison de la crise, Jacinda Ardern, la Première ministre, n'a pas souhaité le limoger, mais il a été rétrogradé dans la hiérarchie des membres de son gouvernement. Il est cependant probable qu'il soit remplacé dans les semaines et mois à venir, d'autant que le pays est sous la barre des 10 nouvelles contaminations quotidiennes depuis le 19 avril.
Stella Ndabeni-Abrahams, ministre de la communication sud-africaine
L'Afrique du Sud est l'un des pays les plus touchés du continent par le coronavirus. Alors que le confinement était en place dans le pays pour limiter la propagation, une photo de Stella Ndabeni-Abrahams, ministre de la Communication, participant à une fête a soulevé une certaine colère. Le président a décidé sa suspension temporaire pour deux mois, mais n'a pas demandé son départ définitif. Il est possible que la ministre soit poursuivie par la justice, puisque des peines maximales de six mois d'emprisonnement sont prévues pour ceux qui ne respectent pas le confinement.
Don Harwin, ministre des Arts des Nouvelles-Galles du Sud (Australie)
Comme pour le cas de David Clark ou encore Catherine Calderwood, Don Harwin voulait profiter de sa maison secondaire, estimée à un million de dollars. Le problème est que celle-ci se situait à une heure de sa résidence principale de Sydney. Le ministre des Arts des Nouvelles-Galles du Sud (Etat au sud-est du pays) s'est donc vu infliger une amende de 1.000 dollars australiens (environ 600 euros) pour avoir enfreint le confinement. Conscient de son erreur, il a ensuite remis sa démission à la Première ministre de l'Etat Gladys Berejiklian, qui l'a accepté.
![La Dr Catherine Calderwood avait été photographiée samedi, avec son mari et ses trois enfants, près de sa résidence secondaire d'Earlsferry. [ANDY BUCHANAN / POOL / AFP] La Dr Catherine Calderwood avait été photographiée samedi, avec son mari et ses trois enfants, près de sa résidence secondaire d'Earlsferry.](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/000_1qe6wa-min_5e8b22eff2f74_0.jpg?itok=L9O5HoP3)
![Tout le pays est en confinement pour le moment.[Marty MELVILLE / AFP] Tout le pays est en confinement pour le moment.](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/000_1q69f2_1_5e8c46836da6b.jpg?itok=Sda-Fn2i)