Le Royaume-Uni va autoriser, sous certaines conditions, la combinaison de deux doses de différents vaccins anti-Covid-19 pour ses citoyens.
«(Si) le même vaccin n’est pas disponible ou si le premier produit reçu est inconnu, il est raisonnable de proposer une dose du produit disponible localement afin d’achever le processus» de vaccination, a fait part un document officiel britannique publié jeudi et rapporté par Reuters.
Contactée par l’agence de presse, Mary Ramsay, responsable des campagnes d’immunisation à la direction de la santé publique d’Angleterre a confirmé l'information tout en précisant qu’«il est préférable d’administrer une deuxième dose d’un autre vaccin plutôt que rien du tout».
mise en garde de BioNTech sur une deuxième dose retardée
Le document des autorités britanniques concède toutefois qu’«il n’y a pas de preuve de l’interchangeabilité des vaccins contre la Covid-19 même si des études sont en cours». Si un patient a déjà reçu la première dose et se retrouve confronté à «un risque immédiat élevé ou est considéré comme susceptible de ne pas se présenter de nouveau pour une deuxième injection, il peut recevoir un vaccin différent».
De son côté, le laboratoire BioNTech a prévenu mardi que l'efficacité maximale de son vaccin contre le Covid-19 n'était pas démontrée si la deuxième injection est retardée, stratégie appliquée ou envisagée par plusieurs pays pour vacciner plus de personnes.
«L'efficacité et la sécurité du vaccin n'ont pas été évaluées pour d'autres calendriers de dosage» que les deux injections espacées de 21 jours appliquées lors de l'essai clinique, a expliqué l'entreprise allemande, qui a développé avec l'américain Pfizer le premier vaccin autorisé aux États-Unis et dans l'UE.
Avec plus de 75.000 morts, le Royaume-Uni est l'un des pays d'Europe les plus endeuillés par le Covid-19 et la tendance s'est aggravée ces dernières semaines. Le bilan quotidien des contaminations dépasse les 50.000, et approchait même les 59.000 lundi.
![Boris Johnson (à gauche) a indiqué lundi soir que les quatre catégories les plus à risque seraient vaccinées d’ici à la mi-février. [Stefan Rousseau / POOL / AFP] Boris Johnson (à gauche) a indiqué lundi soir que les quatre catégories les plus à risque seraient vaccinées d’ici à la mi-février.](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_8y62ye-taille1200_5ff449ed28d96_0.jpg?itok=mMa62muW)