Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Biélorussie : Alexandre Loukachenko vise un septième mandat ce dimanche

En 30 ans de pouvoir, Alexandre Loukachenko a éliminé toute forme d’opposition et aligné son pays sur la Russie. [VIKTOR DRACHEV / AFP]

Les Bélarusses sont appelés aux urnes, ce dimanche 26 janvier. À l'issue de cette élection, l'actuel président Alexandre Loukachenko devrait être réélu pour un septième mandat et ce, sans grande surprise. Sa dernière victoire, en 2020, avait déclenché de vives vagues de contestation.

La Biélorussie, avec à sa tête depuis 1994 le dirigeant autoritaire Alexandre Loukachenko, organise son élection présidentielle ce week-end. Dimanche 26 janvier, les Bélarusses sont ainsi appelés aux urnes, tout en étant voués à réélire Loukachenko, souvent surnommé le «dernier dictateur d’Europe».

Ce dernier a, en 30 ans de pouvoir, éliminé toute forme d’opposition et aligné son pays sur Moscou, jusqu’à faciliter l’invasion de l’Ukraine.

Le septuagénaire ne fera face à aucune réelle opposition lors de ce scrutin. Au cours d’une visite dans une usine du pays, il avait lui-même déclaré de pas voir d’intérêt à participer à des débats, et a avoué ne pas vraiment suivre la campagne électorale. Alors, avec cette nouvelle présidentielle, Alexandre Loukachenko entend s’offrir un septième mandat de cinq années à la tête du pays, frontalier de l’Union européenne, l’Ukraine et la Russie.

Une élection «désastreuse»

Les détracteurs du leader biélorusse et des ONG de défense des droits humains ont déjà qualifié cette élection de mise en scène. Des députés du Parlement européen ont, eux, appelé à ne pas en reconnaître les résultats.

La meneuse de l’opposition, Svetlana Tikhanovskaïa, actuellement en exil, avait réagi à l’annonce de la candidature de l’actuel dirigeant en estimant qu’il s’agissait d’un «simulacre» d’élection, «sans véritable processus électoral».

De plus, ce jeudi, un rapporteur spécial des Nations unies a averti que le vote ne pourrait être considéré comme «libre et équitable». «Ce qui se passera dimanche (...) ne sera ni libre ni équitable et la situation des droits de l'Homme autour des élections sera désastreuse», a déclaré Nils Muiznieks à la presse.

Son sixième mandat contesté

Différentes organisations des droits humains estiment que le pays compte plus de 1.000 prisonniers politiques, dont des leaders de la contestation et des opposants au leader, arrêtés en 2020 après un mouvement de contestation historique de l’élection.

En effet, la précédente élection présidentielle avait donné lieu à des manifestions d’une ampleur sans précédent dans le pays, afin de protester contre la victoire, alors jugée frauduleuse, d’Alexandre Loukachenko.  

Des centaines de milliers de personnes étaient alors descendues dans les rues de la capitale, mais aussi d’autres villes, avant que le mouvement ne soit réprimé par les forces anti-émeute.

L'allié de la Russie

Depuis 1994, Loukachenko a écrasé plusieurs vagues de protestations contre sa présidence. Soutenu par son allié Vladimir Poutine, le leader biélorusse, un temps fragilisé, a néanmoins réussi à consolider son pouvoir à coups d’arrestations, de violences et de longues peines de prison visant opposants, journalistes, employés d’ONG et simples manifestants.

Selon l'ONU, plus de 300.000 Bélarusses, sur une population de neuf millions, ont fui leur pays pour des raisons politiques, principalement vers la Pologne. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités