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Maroc : qui est le premier ministre Aziz Akhannouch au cœur des critiques ?

Aziz Akhannouch est premier ministre du Maroc depuis octobre 2021. [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

Depuis près d’une semaine, une partie de la jeunesse marocaine rassemblée au sein du collectif GenZ 212 multiplie les manifestations dans le royaume chérifien. Cible privilégiée de cette fronde de la jeunesse, le premier ministre Aziz Akhannouch. 

«Le peuple veut la santé et l’éducation» est le mot d’ordre des manifestations qui ébranlent le Maroc depuis près d’une semaine. À la tête de ce mouvement de contestation, le collectif GenZ 212 qui a pris pour cible Aziz Akhannouch, premier ministre du Royaume chérifien. 

Dans un communiqué adressé au roi du Maroc Mohammed VI, le collectif GenZ 212 a appelé à sa démission : «Nous demandons la dissolution du gouvernement actuel pour son échec à protéger les droits constitutionnels des Marocains et à répondre à leurs revendications sociales.» Cette déclaration fait suite à une prise de parole du premier ministre qui affirmait la volonté de l'exécutif de «répondre aux revendications sociales» des jeunes et «sa disposition à dialoguer». 

Un homme d’affaires à la tête du gouvernement marocain

Avant de voir son pouvoir être remis en cause par la rue, Aziz Akhannouch considéré comme l’une des plus grandes fortunes du pays, était à la tête d’un empire qui couvre plusieurs activités allant de la distribution des hydrocarbures à l’immobilier et aux médias. Héritier, il a su faire prospérer les activités de son père en créant le conglomérat Akwa Group à son retour du Canada à la fin de ses études. 

Son ascension politique a commencé en 2007 lorsqu'il est devenu ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts fonction qu’il occupera sans discontinuité jusqu’en 2021. Parallèlement l'année 2016, a marqué un tournant dans sa carrière au pouvoir, lorsqu'il a pris la tête du Rassemblement national des indépendants (RNI), parti qu’il a conduit à la victoire aux élections législatives de 2021 en battant le PJD, la formation islamiste premier parti du pays d’alors. C'est après cette victoire, qu'il a été nommé à la tête du gouvernement marocain par le roi Mohammed VI.

Après quatre ans au pouvoir, Aziz Akhannouch fait face à des manifestations d’une ampleur inédite qui font suite à des protestations démarrées à la mi-septembre dans plusieurs villes après la mort à l'hôpital public d'Agadir (sud) de huit femmes enceintes admises pour césariennes. 

Rabat, Casablanca, Marrakech ou Agadir ont été le théâtre de la mobilisation impulsée par le collectif  GenZ 212 aux fondateurs inconnus et aux 150.000 membres sur sa page Discord et qui se présente comme un groupe de « jeunes libres » sans affiliation politique. Le mouvement a réaffirmé ses revendications dans le communiqué adressé au roi Mohammed VI : « Le droit à la liberté d’expression et une réforme radicale des secteurs de la santé et de l’éducation.»  

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