L'activiste suédoise Greta Thunberg a été interdite de séjour à Venise (Italie) après avoir déversé de la peinture verte dans le Grand Canal le samedi 22 novembre, en marge de la COP30.
Un nouveau coup d'éclat. Après la conférence des Nations unies sur le climat COP30 au Brésil, la militante écologiste Greta Thunberg s'est jointe à plusieurs autres activistes du groupe Extinction Rebellion samedi 22 novembre afin de colorer le Grand Canal à Venise (Italie) en vert. Ils ont écopé chacun d'une amende de 150 euros et d'un bannissement de 48 heures de la ville.
Le collectif, qui a précisé que le colorant était inoffensif pour l'environnement, a indiqué que cette action, baptisée «Stop Ecocide», visait à sensibiliser le public sur «les effets massifs de l'effondrement climatique».

Une brève manifestation a également été organisée, au cours de laquelle des militants, vêtus de rouge et le visage voilé, ont défilé lentement au milieu de touristes.

Luca Zaia, le gouverneur de la Vénétie, a condamné ce «geste irrespectueux envers notre ville, son histoire et sa fragilité». «Je suis d’autant plus surpris de voir Greta Thunberg parmi les auteurs de cette manifestation inutile, qui vise clairement – plus qu’à sensibiliser à l’environnement – à attirer l'attention médiatique», a-t-il ajouté.
«Certains pays ont bloqué les propositions les plus ambitieuses»
Neuf autres sites italiens ont aussi été ciblés, à l'instar des fleuves Pô à Turin, Reno à Bologne, et Tara à Tarente ainsi que les fontaines à Padoue et Gênes.
«Le sommet mondial le plus important pour définir des accords politiques internationaux visant à lutter contre l'effondrement climatique et social touche à sa fin, et une fois de plus cette année, certains pays ont bloqué les propositions les plus ambitieuses», a déclaré Paola, militante d'Extinction Rebellion.
L'un des enjeux de la COP30 était notamment de parvenir à un accord permettant d'accélérer la réduction des émissions pour prévenir les phénomènes météorologiques extrêmes.
L'Union européenne avait plaidé pour une «feuille de route» afin d'éliminer progressivement des combustibles fossiles, mais ces termes ont disparu du texte final face à l'opposition des pays pétroliers, notamment l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial. Le texte final a invité les pays à accélérer «volontairement» leur action climatique.
Cette action fait suite à la récente détention pendant cinq jours de Greta Thunberg en Israël pour sa tentative d'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza dans le cadre de la «Flottille de la liberté», aux côtés de 436 autres militants, parlementaires et avocats du monde entier.