Plus de 150 radars défectueux ont été recensés au Royaume-Uni. Des milliers d'usagers doivent être dédommagés en raison de cette anomalie qui a duré quatre ans.
Pendant quatre ans, des dizaines de milliers d'automobilistes ont été flashés pour des excès de vitesse parfaitement imaginaires au Royaume-Uni. Un peu plus de 150 radars défectueux ont été recensés sur les autoroutes et routes nationales britanniques, ce qui a conduit à l'annulation de 36.000 procès verbaux (PV).
D'après le Daily Mail, ces machines, qui ont été provisoirement désactivées, étaient toutes des radars à vitesse variable. Ces derniers sont censés s'adapter aux variations de la limitation de vitesse, selon les conditions météo ou l'état du trafic, par exemple.
Les multiples contestations d'automobilistes ont toutefois attiré l'attention de la National Highways, l'organisme en charge du réseau routier public.
Une mise à jour datant de 2021
Celui-ci a constaté une «anomalie technique» : manquant de réactivité, les radars ne s'adaptaient aux changements de limitation de vitesse qu'après un délai, un point préjudiciable pour les usagers. Après enquête, il a été démontré que ce problème datait de la dernière mise à jour d'un logiciel... en 2021.
Il s'agit d'un bug de taille, dont les conséquences sont importantes. Au-delà des PV annulés, les autorités doivent aussi rembourser les sommes perçues à tort, suspendre d'éventuelles poursuites judiciaires mais aussi rembourser les automobilistes qui ont payé des stages de récupération de points.
Nick Harris, directeur de la National Highways, a promis que «toute personne concernée sera contactée par les forces de police compétentes». Un porte-parole de l'organisme a précisé que les victimes «seront remboursées et, le cas échéant, des points seront ajoutés à leur permis de conduire».
«Nous avons mis au point un système de contrôle des données afin de garantir que personne ne soit poursuivi à tort et nous travaillons en collaboration avec la police à sa mise en œuvre», a-t-il ajouté.