La justice salvadorienne a annoncé la condamnation de 248 membres du gang «Mara Salvatrucha» pour des crimes commis entre 2014 et 2022. L’un d’entre eux a écopé d’une peine de 1.335 ans de prison.
Le Salvador poursuit sa lutte contre la criminalité organisée. Des dizaines de membres du gang «Mara Salvatrucha» ont été condamnés à plusieurs siècles de réclusion. L’un d’entre eux a même écopé d’une peine dépassant les 1.000 ans d’emprisonnement.
Homicides aggravés, disparitions, féminicides, extorsion… Au total, 248 membres de la «Mara Salvatrucha» ont été reconnus coupables de crimes «commis entre 2014 et 2022», a annoncé dimanche 21 décembre la justice salvadorienne sur le réseau social X. La date exacte des audiences n’a toutefois pas été communiquée.
#CombateAPandillas | Gracias al trabajo realizado por @FGR_SV en los tribunales, 214 pandilleros de la MS han recibido condenas ejemplares, por delitos cometidos entre el 2014 y el 2022, en La Libertad.
➡️ 17 han sido condenados a 130 años de prisión por la desaparición y… pic.twitter.com/fcczBgxmyR— Fiscalía General de la República El Salvador (@FGR_SV) December 18, 2025
Les accusés ont notamment été reconnus coupables du meurtre de la joueuse de football Claudia Jimena Granados, a précisé le parquet. La peine la plus longue a été prononcée contre Marvin Abel Hernandez Palacios, lequel a été condamné à 1.335 années d’emprisonnement pour son implication dans divers crimes commis par l’organisation criminelle. Dix autres membres du gang se sont vu infliger des peines allant de 463 à 958 ans de réclusion.
Une lutte sans merci contre les organisations criminelles
La «Mara Salvatrucha», aussi connue sous l’abréviation «MS-13», compterait plusieurs milliers de membres, selon l’ONG Insight Crime. Le gang a été formé à Los Angeles durant les années 1980 par des immigrés salvadoriens. Outre la «Mara Salvatrucha», un bon nombre d'organisations criminelles sévissent en Amérique centrale, à l’image du groupe Barrio 18. Selon le gouvernement du Salvador, ces deux gangs sont responsables de la mort de quelque 20.000 personnes sur trois décennies.
En réponse à ces violences, le président du Salvador, Nayib Bukele, a fait de la lutte contre les gangs son cheval de bataille. Sa politique sécuritaire a ainsi permis de réduire drastiquement le nombre d’homicides dans le petit pays d’Amérique centrale.
Plusieurs organisations de défense des droits humains se montrent toutefois critiques sur les méthodes employées par les autorités pour lutter contre la criminalité organisée. Certaines ONG dénoncent ainsi des abus, dont ils accusent les forces de l'ordre.