Donald Trump a réaffirmé, dimanche 4 janvier, sa volonté de voir le Groenland passer sous le joug américain. Une déclaration qui intervient après que la Première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis à «cesser leurs menaces».
Après le Venezuela, le Groenland ? L'intervention militaire américaine au Venezuela, qui a mis en exergue l'intérêt de Donald Trump pour les vastes ressources pétrolières du pays, a ravivé les craintes pour le Groenland, convoité par le président américain pour ses importantes ressources minières et son emplacement stratégique. Dimanche, le locataire de Maison Blanche a réaffirmé son souhait d'annexer le territoire danois
«Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s'en occuper», a déclaré le président américain.
SOON pic.twitter.com/XU6VmZxph3
— Katie Miller (@KatieMiller) January 3, 2026
Une déclaration qui fait suite à celle de Katie Miller. L'épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, a publié sur son compte X une carte du Groenland colorée aux couleurs du drapeau américain, assortie d'une courte légende en capitales: «SOON» («bientôt» en anglais).
LES GROENLANDAIS OPPOSÉS À UNE APPARTENANCE AMÉRICAINE
En réponse, la Première ministre danoise s'est élevée contre la convoitise du président américain : «Je demande instamment aux Etats-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu'ils n'étaient pas à vendre», a écrit Mette Frederiksen dans un communiqué.
En janvier 2025, 85% des Groenlandais s'étaient prononcés contre une future appartenance aux Etats-Unis, selon un sondage publié dans le quotidien groenlandais Sermitsiaq. Seuls 6% y étaient favorables.