Une attaque de drone russe sur un autobus transportant les employés d’une mine dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk a fait au moins 12 morts et 7 blessés ce dimanche 1er février.
Si le Kremlin a acté l'arrêt de ses frappes sur Kiev, les autres régions ukrainiennes ne sont pas épargnées. Vendredi 30 janvier, la Russie acceptait de s’abstenir de frapper la capitale ukrainienne jusqu’à ce dimanche, après une demande de Donald Trump, la veille, d’un arrêt des frappes russes «pendant une semaine».
Le fracas des bombardements continue pourtant de menacer le reste du territoire. Ce dimanche, une attaque de drone russe sur un autobus dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk, située dans le centre-est du pays, a fait au moins 12 morts et 7 blessés, ont annoncé les secours et les autorités locales. Le véhicule transportait les employés d’une mine. Les sept blessés ont été hospitalisés, ont assuré les secours.
Des chiffres susceptibles de grimper
«Un drone russe a attaqué un bus au service d’une entreprise dans le district de Pavlograd», ont déploré sur Telegram les services d’urgence ukrainiens, en légende d’une photographie montrant un autobus endommagé, devant lequel gisent des corps floutés.
Selon la police nationale, l’attaque a eu lieu dans la ville minière de Ternivka, située près de Pavlograd, à près de 70 km à vol d’oiseau du front.
De son côté, le groupe énergétique DTEK a confirmé que des employés de l’une de ses mines avaient été visés par cette attaque, après avoir terminé leur journée de travail. Selon cette source, 15 travailleurs ont été tués et 7 autres blessés. Un bilan qui n’a pas encore été confirmé par les autorités ukrainiennes.
De nombreuses attaques en quelques heures
Plus tôt dans la journée ce dimanche, une frappe russe touchait une maternité de la ville ukrainienne de Zaporijjia, située dans le centre-est du pays. Au moins six blessés ont été recensés, selon Ivan Fedorov, le chef de l’administration régionale.
Deux des personnes touchées par cette frappe sur une maternité étaient des femmes qui subissaient des examens médicaux.
Ivan Fedorov a partagé des images montrant des salles de consultation médicale dévastées par le souffle d’une explosion, où apparaissent des fenêtres brisées, du mobilier détruit et de nombreux débris au sol.
Sur une vidéo, toujours partagée par le chef de l’administration régionale, les briques de la façade du bâtiment apparaissent endommagées et une fumée grise s’échappe de l’une des fenêtre pulvérisées.
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🔸 Une frappe russe a touché une maternité à Zaporijjia, faisant au moins 6 blessés selon les autorités locales. pic.twitter.com/Idoc7l9pFP— Little Think Tank (@L_ThinkTank) February 1, 2026
Dans la cité du sud de l’Ukraine de Kherson, très régulièrement visée par l’armée russe, un bombardement a également touché le centre-ville ce dimanche matin. Une attaque ayant grièvement blessé une femme de 59 ans, qui a eu une partie de la jambe gauche amputée et des blessures à la tête. La quinquagénaire, entre les mains des médecins, lutte pour sa vie, selon l’administration locale.
Dans la nuit de samedi 31 à ce dimanche 1er février, dans la ville de Dnipro, un homme et une femme ont été tués par une frappe de drones russes, a indiqué l’administration régionale.
Volodymyr Zelensky appelle ses alliés en renfort
Sur les réseaux sociaux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Moscou avait lancé plus de 6.000 drones, environ 5.500 bombes aériennes et 158 missiles sur l’Ukraine lors du seul mois de janvier. Des attaques visant principalement le système énergétique, les voies ferrées et des infrastructures civiles, selon Volodymyr Zelensky.
«Nous constatons que la Russie essaye de détruire la logistique et les liaisons entre les villes et les communautés», a regretté le président ukrainien, enjoignant à nouveau ses alliés à lui fournir davantage de missiles antiaériens et de chasseurs F-16 pour l’aider à se défendre.