Après avoir refusé de se rendre pendant des années au dîner des correspondants de la Maison-Blanche, Donald Trump assistera ce samedi à cette cérémonie phare. Une première pour lui dans la peau de chef d’Etat.
Des observateurs inquiets. Ce samedi se tiendra le dîner annuel des correspondants de la Maison-Blanche. Pour la première fois en tant que président, Donald Trump assistera à cet événement pendant lequel journalistes et politiques doivent célébrer la liberté de la presse.
Le milliardaire, contrairement à tous ses prédécesseurs depuis les années 1920, a toujours boudé la soirée une fois élu. «La presse a été extraordinairement méchante avec moi», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social pour justifier ce boycott.
Pour ce retour, sa porte-parole Karoline Leavitt a promis un discours «très divertissant». C’est d’ailleurs ce point qui inquiète de nombreux observateurs compte tenu des relations tendues entre le dirigeant et la presse.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'en est souvent pris aux médias sur plusieurs fronts : verbalement, devant les tribunaux, sur les réseaux sociaux... Des médias historiques se sont vus refuser l'accès aux conférences au profit de commentateurs acquis à la cause MAGA.
«Particulièrement embarrassant»
Donald Trump voudra «exprimer ses griefs» face aux journalistes, selon Robert Rowland, professeur de communication à l'université du Kansas. La décision du président américain de participer montre qu'il «se sent intouchable», a ajouté l'universitaire.
Le dîner des correspondants «a toujours été gênant», mais cette année, il est «particulièrement embarrassant», d'après le magazine The Atlantic. Le New York Times a décidé il y a plusieurs années de couvrir l'événement sans y participer.
En 2011, c’est en tant qu’invité que Donald Trump avait été la cible des piques de la part de Barack Obama. L’ancien président avait alors accusé l’ancien promoteur immobilier de propager des théories du complot, dont celle mettant en cause ses origines et sa nationalité.