La société de cybersécurité CrowdStrike a apporté quelques précisions, ce mercredi, concernant la panne informatique mondiale du 19 juillet dernier, dont elle est à l’origine. Cela pourrait changer la manière dont l’entreprise appréhende de tels bugs.
Les causes exactes de la panne informatique mondiale chez Microsoft s’éclaircissent. D’après l’entreprise de cybersécurité CrowdStrike, à l’origine du problème, il s’agirait d’un défaut dans son logiciel test. Selon son rapport d’incident, ce bug pourrait bien modifier la manière dont la société gère les mises à jour.
«En raison d’un bug dans le programme de validation, l’une des deux mises à jour a été validée alors qu’elle contenait des données problématiques», avait-elle expliqué. Si la société procède régulièrement à ce type de mises à jour, celle-ci a toutefois déclaré qu’elle les déploieraient progressivement à l’avenir, afin que les problèmes puissent être détectés avant qu’ils ne soient propagés à grande échelle.
8,5 millions d’appareils touchés
«Il est très dangereux qu’un fournisseur de solutions de sécurité envoie une mise à jour complète à tous ses clients en quelques minutes», a commenté Dave DeWalt, ancien directeur général de l’entreprise de cybersécurité McAfee.
De son côté, Microsoft a déclaré qu’environ 8,5 millions d’appareils avaient été touchés par cette panne. CrowdStrike a confirmé ce chiffre lundi 22 juillet et a averti ses clients que des acteurs malveillants rendaient le redémarrage impossible.
Le patron de l’entreprise, George Kurtz, a été convoqué par le Congrès américain pour fournir des explications.
![La compagnie américaine Delta a été la plus lente à rétablir ses opérations et a annulé plus de 1.000 vols par jour entre vendredi et lundi. [REUTERS/Megan Varner]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/2024-07-22t175153z_1924943492_rc2g09a1a3xr_rtrmadp_3_cyber-outages-taille1200_669fca2f6d8be.jpg?itok=zcIjpSKT)