Empêtrée dans un calendrier judiciaire qui pourrait l'empêcher de concourir dans les urnes à l'occasion de l'élection présidentielle de 2027, Marine Le Pen a redit ce dimanche dans une interview à Ouest-France sa combativité, niant tout «renoncement».
«Non, non, je ne renonce absolument pas, je suis extrêmement combative». Marine Le Pen a planté le décor à un an et demi de l'élection présidentielle, et alors que la menace l'inéligibilité pèse sur elle. Elle s'est dite déterminée dimanche dans une interview pour Ouest-France à être la candidate du Rassemblement national à la présidentielle de 2027, niant tout «renoncement». Des récentes déclarations sur son calendrier judiciaire avaient semé le doute sur son envie réelle de se battre.
Pour rappel, condamnée à une peine d'inéligibilité de cinq ans dans l'affaire des assistants parlementaires européens, la présidente du RN à l'Assemblée nationale s'est pourvue en cassation. Elle sera jugée en appel du 13 janvier au 12 février 2026.
L'arrêt de la cour d'appel est attendu à l'été mais Marine Le Pen envisage dans l'entretien à Ouest-France qu'il puisse être rendu en septembre. «J'ai déjà dit que je ne mettrai pas en péril les chances de mon camp politique à la présidentielle, ce qui a été interprété comme un renoncement», a-t-elle éclairci.
«Ce que je dis, c'est que si la Cour de cassation était amenée à rendre une décision trop proche de la date du scrutin, la campagne du Rassemblement national ne pourrait pas se dérouler dans de bonnes conditions», a-t-elle cependant avoué craindre.
La leader du RN serait alors amenée à passer la main au président du parti, Jordan Bardella. Ce dernier effectue actuellement un tour de France destiné à présenter son livre «Ce que veulent les Français» (Fayard) et ses séances de dédicaces attirent souvent de nombreux lecteurs.