Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a demandé ce mercredi aux préfets de «renforcer les dispositifs de sécurité» autour des marchés de Noël, «compte tenu du niveau très élevé de la menace terroriste».
Des consignes très claires pour assurer la sécurité des Français. Dans un télégramme envoyé aux préfets ce mercredi 3 décembre, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé un renforcement des «dispositifs de sécurité» autour des marchés de Noël, à l’heure où le niveau de la menace terroriste demeure «très élevé».
Le ministre rappelle que, «les marchés de Noël sont des lieux de rassemblements populaires et symboliques susceptibles d'être la cible d'actions violentes ou revendicatives à l'image des attentats de Strasbourg le 11 décembre 2018», perpétrés par Chérif Chekatt.
Ce soir-là, et alors que le marché de Noël de la ville battait son plein, le terroriste, aux cris d’«Allah Akbar», avait ouvert le feu sur des passants, tuant cinq personnes et blessant onze autres. L'homme, qui avait prêté allégeance à Daesh, avait ensuite pris la fuite. Sa traque avait duré deux jours avant qu’il ne soit abattu par les forces de l’ordre le jeudi 13 décembre 2018.
Dans sa missive, Laurent Nuñez fait en outre référence à d’autres drames du même tye tels que les attentats de Berlin en 2016 (12 morts et 48 blessés) et de Magdebourg en 2024 (6 morts et 299 blessés).
«Une présence visible et dissuasive»
«Compte tenu du niveau très élevé de la menace terroriste, je vous demande de maintenir une vigilance maximale et de renforcer les dispositifs de sécurité sur l'ensemble du territoire», enjoint dans ce contexte le ministre de l’Intérieur.
Le locataire de la Place Beauvau a également demandé aux préfets de s’assurer «de la pleine mobilisation des services de renseignement dans la détection, la prévention et, le cas échéant, l'entrave des menaces terroristes».
Selon le télégramme, les préfets doivent veiller «à la mise en place de dispositifs adaptés pour se prémunir des attaques terroristes et garantir la sécurité (des) concitoyens» et «à la gestion des flux piétons pour optimiser leur protection et leur contrôle».
S’adressant enfin aux représentants de l’Etat, le ministre de l’Intérieur a demandé à «assurer une présence visible et dissuasive des forces de sécurité intérieure et des militaires de la force Sentinelle le cas échéant». Il rappelle que les groupes terroristes, à l’instar d’al-Qaïda ou encore Daesh, ne peuvent plus «se projeter sur le territoire».
Néanmoins, il est possible qu’ils essayent «d'inciter des individus présents sur le territoire à passer à l'acte», redoute Laurent Nuñez.