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Canada : un enfant de 12 ans meurt après des sévices, ses mères adoptives jugées

Selon la procureure, derrière les apparences d’une famille recomposée se cachait un enfer quotidien. [© Freedomz / Adobe]

Un procès pour meurtre prémédité s’est ouvert à Milton, en Ontario (Canada), contre Brandy Cooney et Becky Hamber, accusées d’avoir martyrisé les deux enfants qu’elles avaient adoptés. L’aîné est décédé en décembre 2022. Son frère cadet a survécu. 

Un procès qui met au jour des accusations de sévices d’une rare gravité. En Ontario, Brandy Cooney et Becky Hamber comparaissent depuis le mois de mars devant la justice, accusées d’avoir infligé de graves sévices aux deux enfants qu’elles avaient adoptés. 

Selon les informations de Radio-Canada, l’affaire remonte à décembre 2022, avec la mort de l’aîné, tandis que son frère cadet a survécu. Le 21 décembre 2022, le drame éclate. L’aîné est retrouvé complètement émacié et en état d'hypothermie sur le sol de sa chambre. Sa taille correspondait à celle d’un enfant moyen de 6 ans, malgré ses 12 ans. 

Transporté d’urgence à l’hôpital, les efforts pour le réanimer ont été vains. Il est mort d’un arrêt cardiaque. Depuis leur adoption en 2017, les deux garçons vivaient chez le couple à Burlington, en Ontario. 

Selon la procureure, derrière les apparences d’une famille recomposée se cachait un enfer quotidien. Les deux enfants auraient été séquestrés, battus et délibérément privés de nourriture, à la maison comme à l’école. 

Des méthodes qualifiées de torture

Le frère cadet a témoigné à la barre. Les deux garçons étaient contraints de porter des combinaisons de plongée à la maison, fermées de manière à les empêcher d’aller aux toilettes. 

La Cour supérieure de l’Ontario qualifie l’utilisation d’attaches en plastique aux pieds de technique de torture, des attaches qui ont provoqué des blessures au cadet. 

Les signaux d’alarme n’ont pourtant pas manqué. Des enseignants avaient signalé que les enfants apportaient des sandwichs moisis et ne portaient pas de vêtements adaptés à la saison froide. 

Selon les éléments présentés au procès et rapportés par Radio-Canada, des échanges de messages montrent que les deux femmes disaient détester les enfants. Deux jours avant le décès, une recherche Google «je hais mon enfant» avait également été effectuée depuis leur domicile. 

Les avocats des deux femmes, âgées de 44 et 46 ans, contestent les accusations. La défense assure que les accusées ont tout fait pour protéger les enfants contre eux-mêmes, en raison de comportements d’automutilation. 

Une partie de la responsabilité est également rejetée sur la Société d’aide à l’enfance de Halton, accusée de ne pas avoir correctement suivi la situation. Le verdict est attendu dans les prochaines semaines. L’identité des deux garçons est protégée par une ordonnance des tribunaux. 

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