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Obésité : la Grande-Bretagne souhaite supprimer le Fish & chips de ses cantines scolaires

De nombreux parents déplorent le fait que les cantines ne proposent que des plats riches en matières grasses et pauvres en protéines. [Adobe Stock / Striker777]

Dans les écoles britanniques, un enfant sur trois est considéré comme obèse. Pour lutter contre cette problématique, le gouvernement souhaite supprimer le Fish & Chips des cantines. Une décision qui ne fait pas l’unanimité dans les cours de récréation…

En Grande-Bretagne, le vendredi c’est Fish & chips à la cantine. Ou du moins, jusqu’à la fin de l’année scolaire. Face à une augmentation croissante d’obésité chez les enfants, le gouvernement britannique a dans l’idée de supprimer le mythique Fish & chips de ses cantines scolaires. Car même si ce plat ravit les enfants, il est en réalité très gras et donc néfaste pour leur organisme. Selon des chiffres communiqués par le gouvernement britannique, un enfant sur trois quitte l’école primaire en surpoids ou en état d'obésité. Un chiffre qui alarme grandement les autorités de santé et qui pousse les cantines scolaires à revoir leur menu.

Si cette décision n’a pas encore été entérinée, elle pourrait tout de même être effective dès septembre prochain. Le but est de réduire les matières grasses, le sel et le sucre dans les plats servis aux enfants afin de lutter contre l’obésité infantile. Une décision qui ne réjouit pas forcément les enfants. «Je ne sais pas trop ce qui va nous rester. L’autre option, c’est des nuggets avec des légumes ou des haricots», s’est plaint Oscar, un élève français scolarisé en classe de CM2 dans la capitale anglaise, auprès de La Dépêche.

Le problème de malbouffe persiste dans les foyers

Si l’école prévoit de proposer des repas plus sains aux enfants, le problème des repas «riches» reste de taille dans les foyers. Pour Sabrina Lebnaoui, la maman d’Oscar, réduire les graisses saturées à l’école part d’une bonne intention, mais ne promet pas de réduire l’obésité pour autant. «Avec le coût de la vie qui augmente, la nourriture grasse reste souvent l’option la moins chère», a pointé du doigt la maman française, installée à Londres. La mère de famille craint également que les enfants n’aient faim et qu’ils apportent de la nourriture en cachette à l’école. 

En attendant que le projet soit validé puis mis en place dans les écoles, le gouvernement met en garde contre les risques liés à l’obésité infantile. Pour rappel, les personnes en surpoids ou obèses sont exposées à de graves maladies cardiovasculaires, articulaires ou encore respiratoires. En France, 20% des enfants de 6 à 17 ans sont considérés en surpoids, rapporte l’Assurance Maladie. 

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