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Guerre au Moyen-Orient : ce que prévoit l'accord conclu entre les États-Unis et l'Iran

Les États-Unis et l'Iran seraient parvenus à trouver un accord de paix ce dimanche 14 juin, après presque quatre mois de guerre. Fin des affrontements, réouverture du détroit d'Ormuz... Voici ce que prévoit ce texte, dont les limites restent assez floues.

Une guerre officiellement terminée ? C'est ce qu'ont déclaré Donald Trump et le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, dimanche 14 juin. Les États-Unis et l'Iran seraient parvenus à un accord de paix, mettant fin à toutes les opérations militaires au Moyen-Orient. 

«Maintenant que l’accord est conclu, les médiateurs faciliteront une série de réunions cette semaine. Ces discussions préalables à la mise en œuvre de l’accord jetteront les bases des pourparlers techniques et de la cérémonie officielle de signature», a précisé Shehbaz Sharif, médiateur clé de la guerre au Moyen-Orient. 

Alors que l'Iran estime avoir remporté de «grandes victoires» durant ce conflit, voici ce que prévoit la signature de l'accord, encore assez flou. Ce texte, renommé «déclaration d’Islamabad», selon plusieurs sources, comporterait 14 points et sera signé vendredi 19 juin. Les États-Unis et l'Iran auront 60 jours pour se mettre d'accord sur sa version définitive.

La fin de la guerre sur tous les fronts 

Cet accord permet la levée des sanctions et des attaques. «Nous mettons fin immédiatement et définitivement à la guerre et aux opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban», a annoncé le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabad.

la Réouverture du détroit d'ormuz 

Il s'agit peut-être de la mesure la plus claire et attendue. La fin de la guerre permet la réouverture du détroit d'Ormuz, lieu où transite environ 20% du pétrole mondial. «J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche», a annoncé le président américain sur son réseau Truth Social. 

24 milliards de dollars débloqués pour l'Iran

Une clause de l'accord permettrait le versement immédiat de 12 milliards de dollars de la part des États-Unis à l'Iran, selon les médias iraniens. Des prémices de l'accord publié par l'agence de presse Mehr indique «le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés au cours de la période de négociation de 60 jours» qui s’ouvre après la conclusion du protocole d’accord. «La moitié de cette somme doit être mise à la disposition de l’Iran avant le début des négociations», précise le texte qui n'a pas encore été confirmé par les deux parties. 

300 milliards de dollars pour reconstruire l'Iran

Selon les médias iraniens, les États-Unis participeraient à la reconstruction de l'Iran et seraient prêts à verser 300 milliards de dollars pour mener à bien leur mission. 

La question de l’uranium

La question du nucléaire serait aussi au cœur de cet accord. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a assuré que les Iraniens «ne voulaient plus d'arme nucléaire». Pourtant, selon l'agence de presse iranienne Mehr, l'accord permettrait à l'Iran d'obtenir le droit à l'enrichissement d'uranium.

Selon Donald Trump, les Américains iront «quand tout sera calme (...) récupérer la poussière nucléaire, enfouie profondément» dans les montagnes afin de la diluer et de la détruire «en Iran ou aux États-Unis», a-t-il ajouté. 

un suivi des engagements pris

L'Iran devra montrer patte blanche si l'on en croit cet accord. Les Américains envisagent de surveiller si les engagements instaurés sont bien suivis par l'Iran. 

L'annonce de cet accord a suscité de vives émotions dans le monde. En France, Emmanuel Macron a annoncé que le pays continuera «à apporter son plein soutien aux efforts déterminés des autorités libanaises pour restaurer la souveraineté de l’État, qui est le seul à même d’assurer la stabilité et l’intégrité territoriale du Liban et de répondre aux besoins des populations».

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