F. Kalfon : "Il faut d'autres financements pour les transports en Ile-de-France"

Le socialiste François Kalfon évoque notamment une taxe pour les poids lourds de transit. Le socialiste François Kalfon évoque notamment une taxe pour les poids lourds de transit. [DR]

Thème fort de la campagne des régionales en Ile-de-France, les transports concernent près de 4 millions de personnes. Les socialistes, comme François Kalfon, numéro 2 sur la liste de Claude Bartolone, envisagent de trouver de nouvelles recettes pour garantir et améliorer l'offre et financer de manière pérène le passe Navigo à tarif unqiue, instauré le 1er septembre dernier.

 

Il manque 200 millions d'euros par an à la région pour financer totalement le Navigo unique. Où les trouver ?
Je pense que le passe unique va s'accompagner d'une hausse du nombre d'abonnements, car cette mesure est bonne pour le pouvoir d'achat des ménages franciliens. Et une augmentation de seulement 1 % pourrait générer environ 80 millions d'euros de recettes supplémentaires. D'autre part, la piste d'une baisse de la TVA dans les transports publics mérite d'être étudiée dans le cadre de l'examen du budget 2016 au Parlement. Il faudra enfin procéder à un redéploiement des ressources de la région et créer de nouvelles recettes fiscales. Car une nouvelle hausse de la participation des entreprises ne serait pas suffisante. 
 
 
Comme une taxe pour les poids lourds ?
Ce serait effectivement un moyen de réussir la révolution des transports. Cette taxe, différente de l'Ecotaxe abandonnée, s'appliquerait aux poids lourds en transit dans la région, qui utilisent des infrastructures entretenues par les pouvoirs publics. Cela doit aller de pair avec le développement du ferroutage, du fret et du transport fluvial.
 
 
Et en luttant contre la fraude ?
C'est aussi un moyen. Je n'ai d'ailleurs aucune hostilité à une hausse continue des amendes. D'un autre côté, je crois sincèrement que la baisse générale du prix des transports, grâce au passe Navigo, peut inciter certains à rentrer dans les clous.
 
 
La sécurité dans les trains va aussi être l'un des grands axes de la campagne...
Il faut effectivement aller plus loin dans les contrats avec les forces de sécurité et arriver à une meilleure coordination entre les agents de terrain de la préfecture de police, de la SNCF ou de la RATP. Actuellement, un agent Suge (SNCF) ou GPSR (RATP) ne peut pas réaliser de fouille ou réaliser un contrôle d'identité sans la présence d'un officier de police judiciaire. Pourquoi pas aussi garantir la présence d'agents dans certains trains, surtout la nuit.
 
 

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