15 septembre : Bienheureux Roland

Un vitrail.[AFP]

C’est aussi la fête de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. En 1386, dans le nord de l’Italie, des chasseurs découvrent un pauvre hère, mourant de faim.

C’était Roland de Médicis qui, depuis trente ans, avait fait le vœu de se retirer dans la forêt. Il passait des heures à méditer, debout sur une jambe. Il raconta qu’il voyait la face de Jésus dans le soleil pendant ses prières. La princesse Pallavicini députa auprès de lui son confesseur qui le confessa deux heures durant et déclara qu’il «était pur de tout péché, même par omission» après tant d’années d’errance et de vie solitaire. On prit soin de lui. On lui fit boire un bouillon de poule qui prolongea sa vie de vingt-six jours, mais il mourut le 15 septembre en voyant arriver saint Michel avec des anges pour le conduire au paradis. Deux siècles plus tard, en 1563, le pape Pie IV, de la même famille que Roland, entreprit d’ouvrir un procès en canonisation, mais ce n’est qu’en 1852 que Pie IX lui octroya le titre de bienheureux.

Pensée spirituelle :

"Chacun croit que son histoire est plus intéressante que celle des autres. La vraie originalité serait de la rendre plus intéressante." (Michèle Mailhot)

Ephéméride du 15 septembre :

En 1964, signature des accords entre le Saint-Siège et la République populaire hongroise après dix-sept mois de négociations et des relations tendues depuis le putsch de 1956. Ce sont les premiers accords avec un Etat communiste. Les accords avec la Yougoslavie auront lieu deux ans plus tard. Ils se font dans le cadre de l’Ostpolitik de Paul VI tant décriée. Ils ne comportaient aucune reconnaissance de l’idéologie marxiste. Le 18 avril 2011, la nouvelle charte de Hongrie affirme : "Nous sommes fiers du fait qu’il y a mille ans notre roi saint Etienne a fondé l’Etat hongrois sur des fondations solides… Nous reconnaissons le rôle que le christianisme a joué dans la sauvegarde de notre nation."

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