Thomas Sotto : "Une éducation à la presse dans les écoles"

Thomas Sotto, en charge de la matinale d'Europe 1. Thomas Sotto, en charge de la matinale d'Europe 1.[©VISION_BY_AG_EUROPE_1]

Dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias dans les écoles, Europe 1 accueille jusqu’à vendredi des élèves âgés de 10 à 14 ans. Une occasion pour ces écoliers de comprendre le travail des journalistes, parmi lesquels Thomas Sotto, en charge de la matinale d’Europe 1. 

 
 
Quel est l’esprit de cette Semaine de la presse dans les écoles ?
 
Le but est d’apprendre aux enfants à nous écouter et à avoir une oreille critique sur les médias. Nous leur apprenons ce qu’est une rédaction, mais aussi une information vérifiée. Car ils sont confrontés à un monde qui n’est pas celui que j’ai connu à leur âge. Aujourd’hui, l’information est partout, et toute chose leur paraît égale par ailleurs, ce qui n’est pas le cas.
 
 
Cet échange a-t-il plus d’importance actuellement ?
 
Discuter de tous les sujets avec les jeunes demeure toujours important. Car la seule question idiote est celle que l’on ne pose pas. La démarche est ainsi d’essayer de répondre à leurs questions, leurs interrogations, mais aussi leurs regards et leurs fantasmes, parfois.
 
 
Faut-il faire plus pour éduquer les élèves à l’information ?
 
Il faudrait une éducation à la presse dans les écoles. Je mets quelque espoir dans la réserve républicaine que vient de mettre en place le gouvernement pour que des journalistes puissent aller dans les classes quelques heures par an. C’est un travail fondamental qui manque. 
 

Les échanges de cette semaine peuvent-ils créer des vocations ?

Je l’espère. J’ai l’impression de faire un métier de plaisir, un métier que j’aime. Il faut qu’on les éveille, qu’on les mette en alerte, qu’on les aide à penser par eux-mêmes, et j’espère croiser celui qui me mettra à la retraite…

 

Quels conseils donnez-vous aux jeunes élèves qui souhaitent devenir journalistes ?

Toujours rester humble. Car la star, c’est l’info. Si on fait ce métier pour être connu, reconnu, riche et célèbre, il faut aller chanter ou faire du cinéma. Le journalisme n’est pas un métier artistique, mais un métier de besogneux. Ce sont des métiers qui ont souvent l’air inaccessibles de l’extérieur, mais il faut oser, aller au bout de ses envies, ne pas se laisser impressionner. 

 

Désiriez-vous être journaliste dès l’enfance ?

J’avais deux envies quand j’étais petit : être pilote de Formule 1, et journaliste. Très tôt, je découpais les articles de journaux qu’achetaient mes parents et je les collais sur la porte de ma chambre. J’ai la chance, aujourd'hui, de faire le métier de mes rêves.
 
 
 
Le programme de mardi : 
 
10h. Les élèves, qui viennent notamment de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), rencontrent les journalistes de la rédaction, dont Thomas Sotto.
 
12h. Ils assistent ensemble à l’émission Europe 1 Midi, présentée par l’animatrice Wendy Bouchard.
 
14h. Des ateliers thématiques Gulli et Europe 1 sont prévus pour les jeunes visiteurs.
 
15h30. Les élèves terminent leur journée en discutant avec Baptiste Didier, de Médiamétrie. 
 
 

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