Maladie de Parkinson : des "linguines" et des "spaghettis" en cause

La maladie de Parkinson touche 1% des Français de plus de 65 ans. [FLICKR / CC / Agnencia]

Une équipe de chercheurs franco-belge éclaire d'un jour nouveau les origines de la maladie de Parkinson. Une avancée majeure dans la compréhension de cette maladie neurodégénérative.

 

Après plus de quinze ans de recherches, une équipe scientifique franco-belge a publié mercredi 10 juin les résultats de ses travaux dans la prestigieuse revue scientifique « Nature ». Ces résultats permettent d’identifier plus précisément l’origine de la pathologie.

Il s'agirait ainsi d'une protéine, l'alpha-synucleine, qui s'agrègerait à d'autres dans le cerveau, jusqu'à former des structures fibreuses que les chercheurs comparent à des linguines ou à des spaghettis.

Ces "formes fibrillaires" - nom officiel de ces "pâtes" qui se développent dans le cerveau - seraient à l'origine de nombreuses pathologies dégénératives, dont la maladie de Parkinson. Des tests réalisés sur des rats confirment cette hypothèse.

 

Traitement ?

Les découvertes de ces chercheurs du CNRS donnent ainsi l’espoir d’une meilleure prise en charge des malades, voire même un traitement. S’il est aujourd’hui très difficile de diagnostiquer Parkinson, cette découverte pourrait engendrer un test sanguin d’ici 5 à 10 ans pour dépister la maladie dès l’âge de 45 ans.

Ces travaux pourraient également permettre aux scientifiques de travailler sur des anticorps ou des molécules qui empêcheraient les fibres fatales de se développer, espère Ronald Melki, directeur du CNRS. La maladie de Parkinson, aujourd’hui incurable, touche 1% des Français de plus de 65 ans. 

 

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