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Santé : un dispositif de gestion de crise déclenché à la Réunion pour endiguer l'épidémie de chikungunya

Entre 2005 et 2006, un tiers de la population de l'île de la Réunion, soit près de 260.000 personnes, avaient été contaminées par le virus du chikungunya. [RICHARD BOUHET / AFP]

Le préfet de la Réunion, Patrice Latron, a déclenché ce lundi soir le niveau 3 du dispositif de gestion de crise pour endiguer une épidémie de chikungunya catégorisée de «faible intensité» sur l’île.

Le souvenir de l’épidémie meurtrière de 2005-2006 demeure ancrée dans les têtes des Réunionnais. Pour lutter contre une épidémie considérée encore comme étant de «faible intensité» à la Réunion, le préfet de l’île, Patrice Latron, a déclenché lundi soir un nouveau palier dans le dispositif local de gestion de crise.

«En raison de l'augmentation du nombre de cas et de la dispersion des foyers (...), Patrice Latron, préfet de La Réunion, déclenche le niveau 3 du dispositif ORSEC “Arboviroses“, ce qui correspond à la circulation d'une épidémie à faible intensité», a affirmé la préfecture dans un communiqué. 

Pour rappel, l’appellation ORSEC est l'acronyme du dispositif spécifique «Organisation de la réponse de sécurité civile».

192 cas recensés à la Réunion depuis fin août

Depuis le 23 août 2024, 192 cas de cette maladie, transmise par le moustique tigre, ont été comptabilisés sur cette île française de l’océan Indien totalisant près de 900.000 habitants.

Les communes du sud, dont celle de L'Etang-Salé qui dénombre 90 cas, sont les plus touchées depuis l'apparition du virus, selon les autorités. Plusieurs cas ont également été recensés dans le secteur de l'Hermitage et de la Saline, une zone balnéaire de la côte ouest.

«Depuis l'apparition des premiers cas, 120 agents sont mobilisés et réalisent quotidiennement des actions de lutte et de prévention», a souligné la préfecture. Elle a ajouté que cet effectif est «régulièrement revu à la hausse pour faire face à l'apparition de nouveaux cas dans des quartiers qui jusqu'à présent n'étaient pas concernés par le virus».

Les pouvoirs publics veulent éviter la reproduction de l'épidémie de chikungunya des années 2005 et 2006. Un tiers de la population de l'île, soit environ 260.000 personnes, avaient été contaminées par le virus, dont 225 étaient décédées des suites de la maladie.

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