Alors que la France se prépare à connaître une quatrième vague épidémique cet été, le variant Epsilon est dans le viseur des autorités sanitaires françaises.
Originaire de Californie
Porteur de la mutation «L452R», à l’image du variant Delta (apparu en Inde), le variant Epsilon, aussi appelé CAL.20C, a été détecté pour la première fois en Californie, en mars 2020. Il est catégorisé comme «à suivre» par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis le 5 mars dernier.
Plus résistant aux vaccins à ARN messager
Si aucune étude ne permet pour le moment de tirer des conclusions sur sa contagiosité par rapport au variant Delta, sa particularité fait froid dans le dos. D’après une étude américaine conduite par l’Université de Washington et parue dans la revue Science, le variant Epsilon réduirait de 2 à 3,5 fois l’efficacité des vaccins à ARN messager - une technique utilisée par les vaccins de Pfizer et Moderna - après une double injection.
34 pays touchés, 7 cas en France
Une étude américaine, publiée dans la revue Science le 30 avril, indique qu’il est présent dans 34 pays à travers le monde. En dehors des Etats-Unis, des cas ont été détectés en Allemagne, au Danemark et au Royaume-Uni, selon la base de données GISAID.
Au total, 7 cas correspondant au variant Epsilon ont été recensés en France. D’après les Dernières Nouvelles d’Alsace, 6 personnes ont été infectées dans le Bas-Rhin depuis janvier 2021, formant un cluster dans la commune de Saverne.
