Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

«60% de chance que ça arrive»: ce que l'on sait de la tempête de radiations solaires qui pourrait frapper la Terre cette semaine

L'éruption solaire est à l'origine des nombreux phénomènes lumineux appelés aurores boréales. [Chris Helgren/REUTERS]

Cette semaine, une éruption solaire de magnitude historique est attendue. Il s'agit d'une première depuis 2003. Rassurez-vous : il n'y a rien à craindre à la surface de notre planète.

Le soleil brille un peu trop. Fidèle à son cycle, qui dure environ 11 années, l'étoile la plus proche de notre planète bleue est en pleine éruption solaire. Et non des moindres. Une première vague s'est déjà manifestée la semaine dernière, estimée à 5,8 sur une échelle (l'ångström) allant de 1 à 8. Il s'agit de la libération d'énergie la plus violente depuis 2003. Cette semaine, les experts précisent qu'un nouveau pic arriverait ce mercredi. Les eruptions solaires et leurs trajectoires étant très difficiles à prévoir et analyser, les physiciens ont évalué à 60% la probabilité que celle-ci impacte l'atmosphère terrestre.

Les dessous d'un chef d'œuvre naturel

Un événement qui est à l'origine d'un autre phénomène astronomique : un orage électromagnétique. Il s'agit de la collision entre les vents solaires (notamment ses électrons) et le champs magnétique terrestre. Le choc, particulièrement intense avec cette énergie solaire exceptionnelle, a donné lieu à des aurores boréales plus visibles que jamais. Même les Français ont pu se délecter d'images spectaculaires. 

Mais plus que de vives couleurs dans le ciel, le comportement solaire inquiète les experts. Cette fois, ce sont les protons libérés par le soleil qui sont en question. En effet, s'il n'y a aucun risque à l'échelle humaine, ceux-ci peuvent causer des dégats matériels importants. Déjà en 1859, date de la plus forte tempête solaire de l'histoire, on recensait une grande dégradation des communications passant par le télégraphe.

Cette année, des dérèglements GPS sont déjà déplorés. Ils ont pour conséquence de freiner certaines récoltes dépendant de cette technologie, notamment aux Etats-Unis. En plus de ces conséquences, on anticipe aussi des dégats en première ligne, au niveau des satellites. Les protons présents dans ces courants gazeux attenuent effectivement leur performance et peuvent causer des dérèglements des circuits électroniques. Des dérèglements qui pourraient avoir pour conséquence de brouiller nos communications téléphoniques. Pour autant, l'agence américaine de l'aviation civile (FAA) s'est montrée rassurante : «il ne pas s'attendre à des conséquences importantes».

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités