Une exoplanète similaire à la Terre a été découverte par une équipe de scientifiques internationaux. Son orbite lui permettrait d'abriter de l'eau liquide, et peut-être même la vie.
Une découverte exceptionnelle à plus d'un titre. Depuis 1995, plus de 7.000 exoplanètes ont été détectées dans notre galaxie. Mais une poignée d'entre elles seulement orbitent dans la zone habitable autour de leur étoile.
Et c'est le cas de HD 20794 d. Observée en 2005 grâce à des instruments de pointe, une équipe de scientifiques internationaux, dont ceux de l'Université de Genève (UNIGE), vient tout juste de confirmer son existence, située à un peu moins de 20 années-lumière de notre position.
Une équipe internationale incluant l’UNIGE a découvert une super-Terre. Elle permettra aux astronomes de tester de nouvelles hypothèses dans la quête de la vie ailleurs dans l’Univers. @NCCRPlanetS#UNIGE#espace#Univers#astronomiehttps://t.co/vSwPiaHgG1pic.twitter.com/PeXkjfMmLz
— Université de Genève (@UNIGEnews) January 28, 2025
Sa composition, rocheuse comme la Terre, et sa position, à une distance optimale de son étoile, lui permettrait d'acceuillir de l'eau liquide, une condition indispensable à l'apparition de la vie.
De l'eau parfois liquide, parfois glacée
Mais HD 20794 d présente la particularité d'avoir une orbite fortement excentrique et non-circulaire. Au lieu de tourner autour de son étoile à une distance quasi-identique, elle s'en éloigne fortement, au point de quitter la zone habitable pendant un certain temps.
Si l'eau était bien présente sur cette exoplanète, elle serait tour à tour liquide, puis glacée. Ces changements de température rendent l'installation durable de la vie plus difficile sur cet astre, mais il n'est pas sans intérêt pour les scientifiques.
«La luminosité de l'exoplanète et sa proximité par rapport à son étoile en font une candidate idéale pour les futurs télescopes dont la mission consistera à observer directement son atmosphère», a expliqué Xavier Dumusque, un des co-auteurs de l'étude et professeur à l'UNIGE.
Les scientifiques du Centre pour la Vie dans l'Univers, rattaché à l'UNIGE, étudient actuellement l'exoplanète pour identifier précisément si elle peut abriter la vie, et notamment si elle possède un champ magnétique. Sans lui, les radiations stellaires empêcheraient des êtres vivants d'y vivre.