Et on reparle encore et toujours de Neymar, par Pierre Ménès

Neymar a toujours été un joueur provocateur depuis ses débuts au Brésil. Neymar a toujours été un joueur provocateur depuis ses débuts au Brésil.[Anthony Dibon/Icon Sport]

Neymar par-ci, Neymar par-là. C’est un peu lassant, car on a l’impression de ne parler que du Brésilien. Surtout pour les mauvaises choses. Il y a eu le «penaltygate», l’histoire du record d’Edinson Cavani, et maintenant ses provocations.

Ce n’est pas nouveau que Neymar soit un provocateur. Il a toujours été comme ça, depuis ses débuts au Brésil. Son style de jeu s’y prête. Et pour comprendre, il faut aussi connaître l’histoire du «Ginja». Il s’agit d’un style de jeu fait d’inventivité mais également de provocations, car il s’inspire de la capoeira, qui n’est pas seulement une danse mais aussi un sport de combat.

L’humiliation de l’adversaire fait partie du jeu de l’attaquant du PSG. On a le droit de ne pas trouver ça très classe, mais pas de trouver ça illégal. A chaque match, il prend des coups et subit des fautes, mais il se relève toujours et repart au combat. Car il faut lui reconnaître une qualité. Ce n’est pas «Goldorak» sur le plan physique, mais il n’a pas peur.

Evidemment, la question n’est pas de le regarder jouer et le laisser faire ce qu’il veut. Mais quand on dépasse les limites du règlement, les arbitres doivent sanctionner les fautes à répétition. Et puis, c’est bien de parler de ses provocations et d’avoir l’esprit critique, mais c’est bien aussi de voir le joueur qu’il est et le spectacle qu’il offre. Il n’y a qu’en France où l’on ne se rend pas compte de la chance qu’on a d’avoir un joueur de son talent.

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