Coupe Davis : Yannick Noah reste fidèle à son équipe

Yannick Noah a préféré ne pas appeler de remplaçant pour pallier le forfait de Richard Gasquet. Yannick Noah a préféré ne pas appeler de remplaçant pour pallier le forfait de Richard Gasquet.[Dave Winter/Icon Sport]

Yannick Noah ne change rien. Malgré le forfait de Richard Gasquet, victime d’un début de pubalgie, le capitaine des Bleus a décidé, ce mardi, de ne rappeler aucun joueur et de faire confiance à Lucas Pouille, Jo-Wilfried Tsonga, Jérémy Chardy, Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert pour affronter la Croatie en finale de Coupe Davis dans dix jours à Lille.

«On a trois joueurs susceptibles de jouer le simple avec Jo, Jérémy et Lucas. J’ai donc un remplaçant en simple. Ce n’était pas nécessaire d’appeler quelqu’un d’autre», a justifié Noah, actuellement en stage avec ces trois joueurs à Marcq-en-Barœul. Et peu importe s’il aligne l’équipe la plus faible en termes de classements ATP depuis son retour sur la chaise. «Je n’y avais pas pensé. La seule chose que je sais, c’est que par rapport à l’objectif qui est de battre les Croates sur terre, j’ai aligné la meilleure équipe possible.»

Les doutes sont pourtant nombreux. A commencer par Tsonga. Tout juste de retour sur le circuit après de longs mois d’absence en raison d’une blessure à la cuisse gauche puis au genou gauche, le Manceau, qui n’a pas joué le moindre match en cinq sets depuis l’Open d’Australie en janvier dernier et qui n’a pas encore participé à cette campagne 2018, pointe, depuis lundi, au 261e rang mondial.

Et son retour à la compétition mi-septembre a été peu reluisant avec un bilan de quatre défaites (à Metz, Anvers, Vienne et Bercy) pour une seule victoire. Mais Noah n’a pas de doute sur sa capacité à tenir son rang, alors que les interrogations demeurent son sur état physique. «Si je l’ai sélectionné, c’est que je pense qu’il est susceptible de jouer. Et pas seulement de jouer, mais de gagner, a-t-il assuré. Il lui reste dix jours pour être prêt.»

C’est le cas également pour Lucas Pouille, qui vient de se séparer de son entraîneur Emmanuel Planque. Le Nordiste a lui aussi connu une saison galère. En témoigne ses résultats en berne ces derniers mois (8 victoires en 11 tournois depuis Roland-Garros) qui lui ont valu de tomber à la 32e place mondiale. Des performances à l’image du tennis masculin français qui a connu une véritable année noire. Et dans ce marasme, seule une victoire en finale de la Coupe Davis pourrait apporter un petit coin de ciel bleu.

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