Roland-Garros 2019 : bis repetita pour des Bleus en pleine déprime ?

Lucas Pouille n’a gagné qu’un match sur le circuit principal depuis sa demi-finale à l’Open d’Australie. Lucas Pouille n’a gagné qu’un match sur le circuit principal depuis sa demi-finale à l’Open d’Australie.[SUSA / Icon Sport]

Les années vont-elles se suivre et se ressembler pour les Français ? A l’aube de l’édition 2019 de Roland-Garros, la crainte est grande de voir le scénario de la saison dernière se répéter avec aucun tricolore en deuxième semaine.

Une inquiétude née de l’absence de performances, ces dernières semaines, de Lucas Pouille et ses comparses. La saison avait pourtant bien commencé avec la demi-finale de l’élève d’Amélie Mauresmo, la première du tennis tricolore depuis Gaël Monfils à l’US Open en 2016), à l’Open d’Australie, puis les titres de Jo-Wilfried Tsonga à Montpellier et de Monfils à Rotterdam en février. Mais depuis, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Pouille n’a gagné qu’un match sur le circuit principal, à Madrid début mai, empilant, dans le même temps, sept défaites et retombant à la 25e place mondiale.

Et quand ce n’est pas la machine qui est grippée, ce sont les corps qui grincent. A commencer par celui de Monfils, qui a accumulé les pépins physiques. Mais le Parisien, capable de coups d’éclats, reste la meilleure chance tricolore malgré un maigre bilan de trois succès sur ocre. Et il n’hésite pas à clamer haut et fort ses ambitions. «J’ai envie de gagner un Grand Chelem, tout simplement. Roland-Garros, c’est celui que j’ai le plus envie de gagner», a-t-il récemment lancé. Demi-finaliste à Paris en 2008 et occupant désormais la 85e place mondiale, Tsonga n’est pas au mieux, non plus, gêné par les effets induits la drépanocytose (maladie du sang) et toujours à la recherche de son niveau.

Tout comme Richard Gasquet, tout juste de retour sur le circuit après six mois loin des courts après avoir été opéré d’une hernie inguinale en janvier. Dans ce marasme ambiant, qui a également vu Gilles Simon et Pierre-Hugues Herbert être à la peine, le meilleur résultat sur ocre est finalement l’œuvre de Benoît Paire, titré à Marrakech et à Lyon juste avant de débarquer dans la capitale. Suffisant pour imaginer le fantasque avignonnais briller Porter d’Auteuil ? Le meilleur espoir est peut-être à chercher du côté des femmes. Pas forcément avec la numéro 1 française Caroline Garcia, malgré sa récente finale à Strasbourg, mais du côté de Kristina Mladenovic. Si elle a connu une première partie de saison laborieuse, elle s’est montrée à son aise sur ocre avec notamment un quart de finale à Rome. Mais pas de quoi s’emballer non plus…

Vous aimerez aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles