Les 5 raisons pour lesquelles les Bleues vont gagner la Coupe du monde

La France a battu au moins une fois toutes les meilleures équipes, des Etats-Unis à l’Allemagne, en passant par le Japon, ou encore l’Angleterre. [©Kenzo TRIBOUILLARD / AFP]

«Gardez la Coupe à la maison». Qualifiées pour les huitièmes de finale en terminant premières du groupe A, les joueuses de Corinne Diacre ont idéalement débuté leur Mondial. Voici 5 raisons de croire en la victoire des Bleues, le 7 juillet prochain à Lyon.

Parce-que les tricolores sont sur une très belle lancée

Après avoir surclassé la modeste Corée du Sud (4-0) lors du match d’ouverture et leurs victoires, plus laborieuses, face à la Norvège (2-1) et le Nigéria (1-0), les filles de Corinne Diacre ont commencé leur Mondial en fanfare en remportant leurs trois matchs de poule. C’est d’ailleurs la première fois de son histoire que la France bat la Norvège en compétition officielle. Les six fois précédentes, les Bleues avaient signé deux nuls et quatre défaites. Quatrième au classement FIFA, les coéquipières d’Amandine Henry doivent désormais se préparer pour leur huitième de finale - le dimanche 23 juin à 21h au stade Océane du Havre - où elles retrouveront un des meilleurs troisièmes du groupe C, D ou E.

Enfin, si la logique est respectée, elles devraient affronter les Etats-Unis en quarts de finale. Championnes du monde en titre, les Américaines ne sont pas pour autant imbattables. En effet, en janvier dernier, les joueuses de Corinne Diacre ont écrasé les Etats-Unis au stade Océane du Havre (3-0). La première victoire des Bleues face aux USA depuis quatre ans, et on l’espère, pas la dernière. A noter que la France a battu au moins une fois toutes les meilleures équipes, des Etats-Unis à l’Allemagne, en passant par le Japon, ou encore l’Angleterre.

Parce-que l’équipe de France compte des joueuses de classe mondiale

Elles règnent sur l’Europe, pourquoi pas sur le monde ? Avec Amandine Henry, Wendie Renard et Amel Majri, toutes trois nommées pour le Ballon d’Or féminin, la France est la nation la mieux représentée dans le gratin du football mondial.

Sans compter qu’avec leurs coéquipières de l’Olympique lyonnais - Sarah Bouhaddi, Griedge Mbock, Delphine Cascarino, et Eugénie Le Sommer - elles ont remporté en mai dernier la Ligue des champions pour la quatrième année consécutive. La plupart ont donc l’habitude d’évoluer sur le terrain face aux plus grandes stars mondiales comme Dzsenifer Marozsan, Megan Rapinoe, Samantha Kerr, ou encore Saki Kumagai.

Enfin, l’équipe pourra compter sur la serial buteuse Eugénie Le Sommer, qui en 160 sélections, comptabilise 75 buts. La petite joueuse d’1,61 m se dirige à grand pas vers le record de la légendaire Marinette Pichon, meilleure marqueuse de l’histoire de l'équipe de France avec ses 81 réalisations.

Parce-que disputer une compétition à domicile est un réel avantage

Comme leurs homologues masculins lors de la Coupe du monde 1998, les Tricolores ont toutes leurs chances de soulever le trophée à domicile. Non seulement elles joueront dans des infractructures qu’elles connaissent, mais elles pourront également compter sur la ferveur du public, un véritable «douzième homme», qui les poussera à se transcender. D’ailleurs, le quart de finale qui pourrait bien les opposer aux États-Unis, le 28 juin au Parc des Princes, affiche déjà complet.

Un engouement sans précédent qui se manifeste aussi bien dans les tribunes que devant les écrans de télévision puisque les Bleues ont rassemblé plus de 10 millions de téléspectateurs sur TF1 lors de leur match face à la Norvège. «On est à la maison donc tout un peuple sera derrière nous. Dans les moments difficiles on aura besoin de ce public, et on sait qu’il sera là. Il y a une ferveur populaire exceptionnelle. Et je pense qu’elle va beaucoup nous aider durant les matches compliqués», avait déclaré la milieu de terrain Charlotte Bilbault au micro de Cnews.

Parce-que l’équilibre du groupe est une notion sacrée pour Corinne Diacre

Le collectif au-dessus de l’individualité. C’est ainsi que l'on pourrait qualifier la devise de la sélectionneuse Corinne Diacre, qui n’est pas s’en rappeler celle d’un certain Didier Deschamps… Un groupe qui se caractérise par la jeunesse et la sagesse de l'expérience. En effet, si sur les 23 joueuses retenues, 12 comptent 20 sélections ou moins, à l'image de Julie Debever, Marion Torrent, Grace Geyoro, ou encore Delphine Cascarino, d'autres, comme la capitaine Amandine Henry, ainsi que la colonne vertébrale Wendie Renard, Élise Bussaglia, et Eugénie Le Sommer dépassent largement la centaine de sélections chacune.

Un équilibre privilégié par la sélectionneuse, qui rappelons-le, avait notamment fait le choix d’écarter la meilleure buteuse de D1 cette saison, la jeune attaquante parisienne Marie-Antoinette Katoto : «Elle a manqué de quelque chose, d'autres ont montré un peu plus. J'ai fait un choix fort car Marie-Antoinette Katoto était très attendue, j'ai privilégié le groupe», avait déclaré Corinne Diacre, première femme à avoir entraîné un club professionnel masculin.

Parce-que les Tricolores ont une revanche à prendre

Jamais titrée dans son histoire, l’équipe de France, qui n’a jamais dépassé les quarts de finale lors des trois dernières compétitions majeures (Mondial-2015, JO-2016, Euro-2017), espère enfin briser ce plafond de verre. Leur meilleure performance remonte à 2011. Cette année-là, la France se qualifie pour les demi-finales en éliminant l'Angleterre 4 tirs au but à 3 (1-1 a.p.) en quarts de finale.

En demi-finale, les Bleues sont éliminées par les États-Unis qui s'imposent 3 buts à 1 avant de subir une nouvelle défaite lors de la petite finale en s'inclinant 2 buts à 1 contre la Suède. Emmenée par l’ancien entraîneur du Paris Saint-Germain Philippe Bergeroo, la sélection Tricolore est allée jusqu’en quart de finale contre l’Allemagne en 2015.

Une contre-performance qui est venue s’ajouter à d’autres quarts de finale perdus : Euro 2009, 2013 et 2017. Mais comme l’indique le slogan retenu pour la Coupe du monde 2019 «Dare to shine», c’est le «moment de briller», et de marcher, un an après leur sacre Mondial en Russie, sur les traces de leurs homologues masculins.

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