Equipe de France : La délicate mission des Bleus en Islande

Un stade champêtre de moins de 10.000 places traversé par le vent, une pelouse dans un état incertain et une météo fraîche et humide… Le déplacement de l’équipe de France, ce vendredi soir, à Reykjavik pour affronter l’Islande a tout d’un traquenard dans la course à la qualification à l’Euro 2020.

Nombreuses sont les équipes à s’être cassé les dents sur la petite île de l’Atlantique-nord, où les Vikings islandais n’ont perdu que trois de leurs 23 derniers matchs. Et malgré leur large victoire à l’aller (4-0), Didier Deschamps et les Bleus savent parfaitement à quoi s’attendre et affichent une certaine méfiance. «C’est une équipe qui a deux visages : elle est beaucoup plus performante à domicile qu’à l’extérieur. (…) Quand ils sont chez eux, ils ont encore une âme supplémentaire. Le match aller s’est très, très bien passé (4-0), mais chez elle, c’est plus compliqué», a insisté le sélectionneur tricolore.

Des déclarations en guise de rappel à l’ordre pour ses joueurs qui avaient perdu pied, début juin, en Turquie (2-0). A domicile, les Islandais devraient montrer le même type de visage, notamment en termes d’agressivité. «On connait les qualités de cette équipe avec beaucoup d’impact physique et athlétique. (…) Ce sont des adversaires redoutables», a rappelé Olivier Giroud.

Et les champions du monde, en tête du groupe H à égalité avec la Turquie (15 points) et avec seulement trois longueurs d'avance sur l'Islande, ne peuvent se permettre un nouvel accroc face à un concurrent direct pour ne pas compromettre ses chances de disputer le championnat d’Europe l’été prochain avant de recevoir, lundi, les Turcs dans une autre rencontre décisive. «Ce sera un match difficile, mais à notre portée et on doit faire le boulot», a confié Giroud.

Mais à l’image de l’attaquant tricolore, les champions du monde n’abordent pas ce rendez-vous dans les meilleures conditions entre les méformes, de l’ancien montpelliérain au temps de jeu quasi nul à Chelsea et d’Antoine Griezmann qui connait un début de saison mitigé à Barcelone, et les blessures avec les forfaits du capitaine Hugo Lloris (luxation du coude), qui sera remplacé par Steve Mandanda dans la cage tricolore, de Paul Pogba ou encore Kylian Mbappé. Sans oublier l’incertitude autour de Lucas Hernandez.

Mais, le mois dernier, les absences n’avaient pas empêché l’équipe de France de remporter ses deux rencontres face à l’Albanie (4-1) et Andorre (3-0) sous l’impulsion de Kingsley Coman, auteur de trois buts. A l’attaquant du Bayern Munich et aux Bleus d’en faire autant pour s’ouvrir un peu plus les portes de l’Euro.

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