Basket : 5 bagarres qui ont marqué la NBA

Le match qui opposait Detroit à Indiana en novembre 2004 a dû être arrêté par la violence de la bagarre qui a éclatée.[Getty Images / Getty Images North America / AFP]

Mercredi soir, la soirée en NBA a été marquée par l’affrontement très musclé entre les deux stars Joel Embiid et Karl-Anthony Towns. Mais la ligue nord-américaine de basket a connu d’autres épisodes encore plus violents et mémorables dans le passé.

DETROIT-INDIANA : «Malice at the palace»

Le plus connu d’entre tous est celui du match qui opposait les Detroit Pistons aux Indiana Pacers, le 19 novembre 2004. Un accrochage qui pouvait sembler banal entre deux joueurs a rapidement déclenché une bagarre générale. Les choses ont dégénéré à coups d’insultes et de combats entre tous les acteurs de la rencontre. L’affrontement s’est même poursuivi jusque dans les tribunes, lorsque Ron Artest de l’équipe d’Indiana, a reçu un gobelet d’un spectateur.

Le match avait dû être arrêté, et tout le monde avait été renvoyé aux vestiaires. Le patron de la NBA de l’époque, David Stern, avait été particulièrement sévère en appliquant des sanctions tout à fait exemplaires. Ron Artest a par exemple été suspendu pour le reste de la saison, soit plus de 70 matchs. Il est revenu longuement sur cet épisode malheureux dans un documentaire disponible sur la chaîne américaine Showtime.

O'Neal-Barkley, meilleurs ennemis

Cinq ans plus tôt, en 1999, ce sont deux autres stars qui en étaient venues aux mains. Shaquille O’Neal, le géant des Los Angeles Lakers, et son homologue des Houston Rockets, Charles Barkley. Si les deux compères ont maintenant de très bons rapports, puisqu’ils présentent ensemble une célèbre émission américaine dédiée à leur sport favori, ils se sont tous les deux livrés à un véritable combat de boxe.

Tout part d’une petite poussette d’O’Neal, suivi d’un ballon envoyé dans la tête par Barkley. Puis le chaos : les deux se sont envoyés de multiples coups de poing à terre, leurs coéquipiers peinant à les séparer.

«Il ne sait pas se battre. Je lui ai mis un coup dans son gros bide parce que je ne pouvais pas atteindre sa grosse tête. Donc je lui ai mis un coup dans le bide, ça l’a fait se baisser, et je l’ai mis au sol», racontait ensuite Charles Barkley, visiblement très fier de lui.

Camby-Ferry, mauvais destinataire

Plus insolite, mais tout aussi violent, le jour où Marcus Camby, alors joueur des New York Knicks, a voulu coller une droite à Danny Ferry des San Antonio Spurs. Camby arme son coup… qui finit dans la tête de son propre coach, qui était venu tenter de séparer tout le monde.

Résultat, l’entraîneur est par terre, victime d’un KO immédiat. Son joueur écopera de cinq matchs de suspension et de 25.000 dollars d’amende. Sans avoir réussi à atteindre sa cible, donc…

Washington-Tomjanovich, la descente aux enfers

Le 9 décembre 1977, les Lakers de Los Angeles de Kareem Abdul-Jabbar reçoivent les Houston Rockets de Moses Malone. Affiche de rêve mais rapidement la tension monte. Une bagarre éclate au centre du parquet, tout le monde s'y mêle. Le laker Kermit Washington arrive en premier, et sent quelqu'un qui fonce dans sa direction : c'est le texan Rudy Tomjanovich. Ni une ni deux, Washington colle un énorme direct du droit, qui assomme Tomjanovich. Ce dernier s'en sort avec quatre jours de soins intensifs, tout de même. Mais les conséquences sur le long terme seront plus difficiles.

S'il touche 2 millions de dollars de dédommagement, le joueur de Los Angeles n'y arrive plus dans la tête, et son niveau baisse d'année en année. Il prendra finalement sa retraite 3 ans plus tard, à l'âge de 32 ans. Mais il deviendra ensuite un coach reconnu, notamment avec sa ville de coeur de Houston, et aussi avec la mythique Team USA. Quant à Kermit Washington, son image de "puncher" lui collera à la peau...

Rambis-McHale : la corde à linge

Affiche de rêve pour les finales NBA en 1984. Les Boston Celtics de Larry Bird affrontent les Los Angeles Lakers (encore eux) de Magic Johnson. Le combat est acharné, la tension palpable. Peut-être trop pour Kevin McHale ? Alors que les joueurs du Massachussets ne parviennent pas à contenir la contre-attaque des Californiens, le joueur de Boston assène le fameux «coup de la corde à linge» à Kurt Rambis. Une prise de catch qui consiste à attaper son adversaire au niveau de la gorge et de le faire tomber violemment.

Mais était-ce la volonté de McHale ? Quoi qu'il en soit, Rambis s'est rapidement relevé pour lui rendre la pareille, mais ses coéquipiers l'en ont empêché. Le calme est vite revenu. On retiendra surtout le geste spectaculaire, et la décision de l'arbitre, qui n'infligera qu'une simple faute sans conséquence à Kevin McHale.

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