A quoi ressemble la nouvelle vie de Tony Parker ?

Tony Parker, en 2019, avec son deuxième titre de champion de France avec l'ASVEL en tant que président-propriétaire. Tony Parker, en 2019, avec son deuxième titre de champion de France avec l'ASVEL en tant que président-propriétaire. [ROMAIN LAFABREGUE / AFP]

Un honneur à la hauteur de sa carrière. Dans la nuit de lundi à mardi, San Antonio a accroché au plafond de l'AT&T Center le maillot devenu emblématique de Tony Parker. Bien qu'il ait pris sa retraite, le Français est toujours actif. Dans la sphère orange, et même en dehors.

Quatre titres de champion NBA, un trophée de MVP des Finales en 2007 et plusieurs sélections pour le All-Star Game, «TP» n’a pas volé cette distinction, qui reste rare. C’est avec le sentiment du devoir accompli qu’il a tiré sa révérence, au mois de juin dernier, en annonçant sa retraite après 17 ans à San Antonio et une dernière pige à Charlotte.

«J’ai accompli tout ce que je voulais accomplir dans le basket», a lâché fièrement à GQ l'ancien meneur. Et maintenant ? «La suite est logique. J’enchaîne avec tous les projets que j’avais déjà commencés durant ma carrière».

Faire de l'ASVEL un grand d'Europe 

Car Parker n’a pas attendu d’avoir raccroché les sneakers pour se projeter sur l’après-basket. Voilà maintenant cinq ans que le champion d’Europe 2013 avec les Bleus a pris en main l’équipe de l’ASVEL. Président-propriétaire, ses ambitions avec le club de la banlieue de Lyon sont élevées.   

L’an dernier, l’ASVEL a remporté son deuxième titre de champion de France sous l’ère Parker et a été imité par la section féminine. Une première depuis 70 ans. Villeurbanne a également vu le tout puissant président de l’OL, Jean-Michel Aulas, faire son entrée dans son actionnariat. Un pas de plus vers les sommets visés par Tony Parker.

Après avoir réussi à ramener le club en Euroleague pour deux saisons, Parker rêve de pouvoir disputer le Final Four de la compétition et d’installer son équipe dans le gratin européen. La livraison d’une nouvelle salle à l’horizon 2022-2023 est une donnée importante de ce projet.

Entre les Etats-Unis et la France

Un projet parmi d’autres pour celui qui partage son temps entre les États-Unis et la France. Dirigeant mais également homme d’affaires, Tony a investi dans d’autres domaines. L'an dernier, il est devenu propriétaire de la station de ski Villard-de-Lans. «On achète la station, on développe autour, on essaie de faire un beau truc», a confié à GQ le retraité de 37 ans.

Encore jeune, il compte également s’occuper de sa vie de famille. La mère de ses deux fils, Axelle Francine, possède «un spa médical à San Antonio» et compte ouvrir des «boutiques à Paris et Lyon», a confié le président de Villeurbanne. Pour le moment, la famille Parker compte continuer à faire la navette entre les États-Unis et la France. «J’adore les deux et j’ai le meilleur des deux mondes», s’est réjoui un Tony Parker heureux et toujours aussi actif, si ce n’est plus.

Un de ses rêves serait d'ailleurs de diriger un jour une franchise de NBA. Un objectif difficile à atteindre, même pour «TP». «Si j'en suis là aujourd'hui, c'est parce que j'ai toujours rêvé», confie-t-il néanmoins. «Ca reste lointain, mais un rêve lointain, alors qui sait...» Parker n'a peut-être pas encore fini d'aller au-delà de ses rêves.

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