Dix ans plus tard, l’OL s’apprête à vivre la deuxième demi-finale de Ligue des champions de son histoire. Et le défi s’annonce colossal pour le club rhodanien, qui aura face à lui, ce mercredi, à Lisbonne, le redoutable et impitoyable Bayern Munich.
Mais rien, ni personne ne semble faire peur aux Lyonnais. Pas même la Juventus Turin de Cristiano Ronaldo, éjectée en 8e de finale (1-0, 1-2), ou encore le Manchester City de Pep Guardiola, terrassé en quart (3-1). Deux exploits que personne ou presque n’avaient vu venir dans une saison très loin des attentes tant sur le plan du jeu que des résultats avec une 7e place en Ligue 1 et une qualification arrachée in-extremis lors de la phase de groupes.
Mais malgré les critiques à son égard, les différents remous avec entre autres le renvoi quelques mois seulement après son arrivé de Sylvinho, remplacé par Rudi Garcia, ou encore les blessures des joueurs majeurs, cette équipe a su rester soudée et unie pour se frayer un chemin dans cette C1 jusque dans le dernier carré.
Et les coéquipiers de Memphis Depay, qui n’ont plus que la Ligue des champions pour se qualifier pour une Coupe d’Europe la saison prochaine, ne veulent pas voir s'arrêter cette épopée inespérée et espèrent bien accrocher le Bayern à leur tableau de chasse pour rejoindre le PSG en finale. «L’appétit vient en mangeant. On a très très envie d’aller en finale», a lâché Rudi Garcia.
Si un monde d’écart semble séparer les deux clubs, l’OL croit fermement en ses chances, s'appuyant notamment sur son match face à City. «Si on joue comme ça, on peut battre n’importe quelle équipe», a assuré son directeur sportif Juninho.
La route jusqu’à la finale, dimanche prochain, va toutefois terriblement s’accentuer avec la formation bavaroise. Champion d’Allemagne et vainqueur de la Coupe d’Allemagne, le club bavarois est irrésistible en Ligue des champions avec un record absolu en phase de poules avec 18 points sur 18 possibles, infligeant au passage une claque au finaliste de la saison dernière Tottenham (2-7), une démonstration de force contre Chelsea en 8e de finale (3-0, 4-1) et une leçon de football historique face au FC Barcelone en quart (8-2). Sans oublier une moyenne de 4,33 buts par match cette saison dans la compétition. Du jamais vu.
Pas de quoi pour autant effrayer les Lyonnais. «Le Bayern a donné une leçon de football contre le Barça, dans tous les domaines : le pressing haut, la possession, le travail sans ballon. Mais si on regarde bien le match, le Barça a eu des occasions, avant que ça déroule. Il a manqué au Barça cette agressivité, cette humilité. Je pense qu’on devra faire plus dans ces domaines», a insisté Juninho.
Et côté Bayern Munich, qui avait déjà joué le rôle de bourreau lors de l'unique demi-finale de l'OL en C1 en 2010 (1-0, 3-0), la méfiance est de mise. «Lyon est une équipe qui défend avec son cœur et qui peut toujours placer des piques grâce à ses attaquants très rapides», a déclaré son patron Karl-Heinz Rummenigge. Et d’ajouter : «nous ne devons pas croire que nous allons avoir une demi-finale facile». «Il va falloir être très concentrés, a insité, de son côté, le gardien et capitaine Manuel Neuer. Les erreurs peuvent être très vite punies et on peut se retrouver rapidement dehors». Turinois et Citizens domptés par Lyon peuvent en témoigner.
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