Les meilleures joueuses du monde se donnent rendez-vous sur la terre parisienne pour une édition 2025 de Roland Garros qui semble plus indécise que jamais. Voici les joueuses qui pourraient profiter de ce tableau très ouvert.
Bien malin qui saurait annoncer la gagnante du tournoi féminin de ce Roland Garros. Aryna Sabalenka, en numéro 1 mondiale, Iga Swiatek pour un cinquième sacre Porte d'Auteuil ou une surprise, dans un tableau particulièrement dense... Voici les 5 favorites de cette édition de Roland Garros.
Aryna Sabalenka

Pas forcément dominante sur l'ocre, Aryna Sabalenka espère cette année, à Roland Garros, remporter son quatrième Grand Chelem, le premier sur terre battue. En nets progrès depuis quelques saisons (elle a notamment dominé Iga Swiatek, spécialiste en la matière, l'an passé à Madrid et à Rome), la Biélorusse a remporté deux titres de préparation sur terre : le 500 de Stuttgart et le Masters 1000 de Madrid. Grande patronne du circuit WTA, trônant en tête du classement de plus de 4.000 points (Coco Gauff est sa dauphine), elle pourra même creuser cette avance, en faisant mieux que son quart de finale de l'an passé, face à Mirra Andreeva. Sa meilleure performance en France est une demi-finale, en 2023.
Iga Swiatek

Tout le contraire d'Aryna Sabalenka, Iga Swiatek surfe sur de nombreux acquis Porte d'Auteuil, elle qui a déjà soulevé la coupe Suzanne-Lenglen quatre fois, mais peine à afficher une certaine régularité sur le circuit WTA, où elle a reculé jusqu'au 5e rang mondial. La Polonaise, très à l'aise sur terre battue grâce à son coup droit explosif et ses qualités de déplacement remarquables, fait office de favorite, à en croire les propos de sa principale rivale, Aryna Sabalenka : «Je pense, comme tout le monde, qu’elle s’est très bien débrouillée dans ce tournoi, que tout le monde s’attend à ce qu’elle gagne ce tournoi et que l’on attend d’elle du grand tennis».
Coco Gauff

Coco Gauff est l'une des favorites de nombreux observateurs. Grâce à un tennis très complet, la 2e mondiale a réalisé l'une des meilleures saisons de terre battue jusque là, avec une finale à Madrid (perdue face à Sabalenka) et une finale à Rome (perdue face à Paolini). L'Américaine cherchera donc à faire au moins aussi bien à Paris, elle qui avait déjà atteint la finale en 2022, face à Iga Swiatek (défaite 6-1, 6-3). A 21 ans, la native d'Atlanta semble mieux armée pour résister aux cadors, notamment après avoir renforcé sa deuxième balle de service et ses coups droits d'approche, où elle pouvait sembler vulnérable.
Mirra Andreeva

A seulement 18 ans, la Russe s'impose comme l'un des joyaux du circuit WTA, grâce à un jeu puissant et sans faille du fond du court. Celle qui a notamment vécu quelque temps en France a d'ailleurs expliqué en conférence de presse qu'elle se sentait presque française : «Si j'avais vécu ici un peu plus longtemps, peut-être que je me sentirais française, mais je n'ai pas vraiment eu l'opportunité ou le temps de créer une "Mirra française".» Pour la joueuse née en 2007, 2025 a été l'année du déclic : elle a remporté deux titres en Masters 1000, à Dubaï et à Indian Wells, dont ce-dernier en s'imposant en finale face à Aryna Sabalenka. Pas encore tout à fait à son aise en Grand Chelem, la jeune joueuse n'a qu'une épopée remarquable à son actif, son parcours à Roland Garros en 2024, qui l'avait vu atteindre les demi-finales. De quoi lui donner la confiance nécessaire de passer un nouveau cap, l'année suivante ?
Jasmine Paolini

On dit souvent que le tournoi de Rome est le plus révélateur à l'approche de Roland Garros. Le tournoi de Madrid se jouant en légère altitude, dans des conditions proche de l'indoor, la terre battue romaine semble toujours donner de bien meilleures indications sur les joueuses à suivre Porte d'Auteuil. A ce jeu là, c'est la locale Jasmine Paolini qui a su tirer son épingle du jeu, éliminant notamment Coco Gauff à l'issue d'une finale maîtrisée (6-4, 6-2). Mieux encore, elle s'est offert un très rare doublé en remportant également le double, avec sa compatriote Sara Errani. L'Italienne de 1,63m avait déjà fait parler d'elle sur l'ocre parisienne, où elle a atteint la finale l'an passé avant de se faire corriger sèchement 6-2, 6-1 par Iga Swiatek. A charge de revanche ?