La pilule est dure à avaler. À l’issue d’un match qu’elles avaient pourtant bien commencé, les Bleues se sont inclinées ce 27 juin face à la Roja, 65-64, en demi-finale de l’Euro de basket. Désormais, il faut se remobiliser pour tenter de remporter le bronze.
La fin d’un rêve. Ce vendredi 27 juin, les Bleues ont vu leur espoir s’envoler. Battues par l’Espagne, elles disent adieu à la finale de l’Euro de basket.
Privées de trophée depuis 2009, les Françaises devront, une fois encore, se contenter d’une médaille de bronze, qu’elles tenteront de décrocher ce dimanche 29 juin face à l’Italie ou à la Belgique, tenante du titre.
L’issue du match est d’autant plus cruelle que les Françaises ont lutté jusqu’au bout. La détresse d’Iliana Rupert, accroupie au centre du parquet au coup de sifflet final, en dit long sur la déception de l’équipe.
Quelques secondes plus tôt, l’ailière des Bleues avait provoqué une faute pour permettre à son équipe de revenir au score (63-65). Son premier lancer franc est entré, ramenant la France à un point (64-65). Mais le second a rebondi sur le cercle, scellant l’issue de la rencontre.
Un scénario au goût amer pour le sélectionneur Jean-Aimé Toupane, qui avoue être déçu : «Après, je suis fier de mes filles, fier de cette équipe. On a fait un très bon tournoi et ça se joue à rien aujourd'hui. On a manqué un petit peu de lucidité. On n'a pas su alterner le jeu. Et à mon goût, on a joué trop arrêté», a-t-il confié à l’AFP.
Se remobiliser pour remporter le bronze
Pourtant, les Bleues avaient bien commencé la rencontre, entamant même le deuxième quart-temps avec une avance de dix points. Mais les Espagnoles sont rapidement revenues au score.
Face au mental d’acier de la Roja, les Françaises ont perdu le fil de la partie, le subissant plus qu’elles ne l’ont maîtrisé, sans parvenir à inverser la tendance. Elles ont tout donné, mais cela n’aura pas suffi.
«Ce qu'a montré l'équipe depuis le début est très bien, il n'y a aucun reproche à faire à qui que ce soit car on gagne et on perd ensemble. Ce n'est pas tombé du bon côté, on a eu le mérite de revenir à un point. Si on avait mis ce lancer-franc, peut-être qu'en prolongation, on oubliait tout. On ne l'a pas mis, ce n'est pas grave», a confié le sélectionneur.
Compétiteur dans l’âme, il a néanmoins affirmé qu’il entend bien remobiliser ses troupes pour la petite finale. «Le plus important est de bien finir le tournoi», a-t-il conclu.