Un footballeur iranien, qui évolue dans l’un des clubs les plus populaires du pays, a été suspendu après la diffusion d'une vidéo, où il semble consommer de l’alcool.
Les images ont suscité une vive polémique en Iran. Armin Sohrabian (30 ans) a été suspendu et écarté provisoirement de l’équipe d’Esteghlal Téhéran, qui est l’un des clubs les plus populaires du pays, après la «diffusion d’une vidéo controversée», a rapporté, ce dimanche, l’agence de presse Fars. Sur cette dernière, qui est devenue virale sur les réseaux sociaux, le défenseur central tient un verre dans sa main et semble consommer de l’alcool, alors que plusieurs bouteilles sont posées sur une table.
Une vidéo datant de «plusieurs années» ?
L’international iranien (1 sélection) a été convoqué et attendu au club, ce dimanche, pour s’expliquer devant sa direction et la commission de discipline. Avant cette rencontre, le joueur a présenté ses excuses sur son compte Instagram, affirmant que la vidéo datait d’«il y a plusieurs années» et qu’elle avait été publiée par une personne avec qui il aurait des différends personnels.
دوستان این ویدیویی که از آرمین سهرابیان در حال وایرال شدن هستش هیچ ربطی به هوش مصنوعی نداره :))))))))))))))) و باید به وایرال شدنش کمک کنید
به امید روزی که این زباله رو تو لباس استقلال نبینیم pic.twitter.com/bp2Ejc9g8i— جایگاه هشت آبی 💙 (@farhad_tajii) November 22, 2025
Mais Armin Sohrabian ne devrait pas échapper à une sanction, la consommation d’alcool étant interdite en Iran depuis la Révolution islamique de 1979, y compris pour les étrangers. Et les autorités iraniennes sont intransigeantes avec leurs lois.
En avril 2024, Hossein Hosseini, gardien de but de l’équipe nationale, avait été suspendu un match par la Fédération iranienne pour avoir enlacé une supportrice dans un stade, alors que tout contact physique entre personnes de sexes opposés n'étant pas de la même famille est proscrit par la République islamique.
Deux ans plus tôt, Elnaz Rekabi avait été critiquée par les autorités pour avoir participé à une compétition d’escalade à l’étranger avec un bandana sur la tête, l’Iran imposant à ses sportives le port du voile même dans les compétitions à l’étranger.