Présent à Monter-Carlo, Stanislas Wawrinka s'est confié à l'aune de son crépuscule. Depuis plusieurs semaines, le Suisse fait sa tournée d’adieu sur les courts qui l’ont vu briller pendant des années. Si l’émotion est présente, il assure que le moment est venu.
Il revient là où l’ocre lui a souri une dernière fois, là où la gloire avait encore un goût de sel et de Méditerranée. À 41 ans, Stan Wawrinka foule le Rocher monégasque pour une ultime fois, lui le vainqueur de Monte-Carlo en 2014 lors d’une finale mémorable contre Roger Federer, convaincu que cette saison sera la toute dernière.
Avant de mettre un terme à une carrière couronnée de trois victoires en Grand Chelem, le vétéran suisse fait escale au Masters 1000 de Monte-Carlo où il garde le souvenir exceptionnel de son titre, le seul dans cette catégorie. Une tournée d’adieu, oui, mais pas une simple parade.
Qu'est-ce que vous ressentez avant ce tournoi?
Je suis autant excité de jouer ces tournois encore que de me dire qu'à la fin de l'année, ça sera terminé. Je suis arrivé à un point où vraiment, j'ai pressé le citron jusqu'à la dernière goutte et je me réjouis vraiment d'arrêter.
Il n'y a plus rien dans le moteur ?
Il y a encore ce qu'il faut pour l'année mais c'est vrai que, dans le moteur, il n'y a plus ce qu'il faut pour continuer à faire tout ce que je fais et encore plus si on veut rester à un niveau correct.
Le plaisir est toujours là ?
Bien sûr, il est toujours là. Sinon, je ne serais pas ici, tout simplement. Déjà par respect pour moi-même, je suis quelqu'un qui a toujours donné le maximum. Mais quand je n'ai pas envie ou quand je sens que je ne le fais pas, je préfère me retirer ou simplement ne pas jouer dans les tournois.
Vous avez déjà pensé à la suite ?
La suite, ça fait dix ans que j'y pense. Il y a plein de choses que j'ai envie de faire, plein d'opportunités, j'ai ouvert plein de portes pour ça. Mais c'est vrai que depuis que j'ai décidé que ce serait ma dernière année, j'ai tout mis de côté, j'ai tout fermé.
J'ai envie de finir l'année et ne rien prévoir pour commencer. D'abord, on va chiller. On va rentrer en Suisse et puis après, on verra.
Si vous remportez votre premier tour, vous pouvez affronter le N.1 mondial Carlos Alcaraz...
Je le dis depuis plusieurs années, je rêverais de jouer contre lui. Si ça pouvait être ici, ça serait magique. C'est l'un des seuls que je n'ai jamais joué. Je trouve tellement exceptionnel ce qu'il fait sur le terrain. Il amène le tennis dans une autre dimension. En tant qu'athlète, pouvoir être une fois face à lui sur un match officiel, ce serait une chance.

Quel est votre plus beau souvenir ici ?
Ma victoire face à Roger Federer (en 2014). C'est mon unique Masters 1000, sur terre battue. Pour moi, c'était exceptionnel.