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«Avant si je ratais un coup, je criais» : un Carlos Alcaraz au long cours dompte ses nerfs sur le Rocher

Un tout autre match l'attend désormais contre Alexander Bublik. [Manon Cruz / Reuters]

Carlos Alcaraz s’est qualifié pour les quarts de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo après sa victoire en trois sets face à Tomas Martin Etcheverry. Intouchable dans le premier acte avant de connaître un passage plus délicat, l’Espagnol a dû puiser dans ses ressources mentales.

Que ce fut dur. Sur le Rocher, Carlos Alcaraz a dû s’employer pour rallier les quarts de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo et se sortir du piège nommé Tomas Martin Etcheverry (6-1, 4-6, 6-3).

D’entrée, l'Espagnol a imposé sa cadence. Son tennis a fusé, précis, presque insolent de maîtrise. Un premier set de plénitude : variations, accélérations, amorties ciselées… Tout y était. 

«J'ai très bien joué le premier set. Vraiment, je me sentais bien. Même chose au début du deuxième. Après avoir manqué le break, les sensations continuaient d'être bonnes mais lui a amélioré un peu son niveau de jeu. J'ai fait quelques erreurs et ça a tourné. Il a pris confiance», reconnaissait Carlos Alcaraz, après coup, au micro d'Eurosport. Je n'ai pas du tout été content de la tournure qu'a pris le deuxième set. J'ai perdu la confiance et les bonnes sensations que j'ai eues au premier set. Donc ça m'agaçait un peu». 

Un mental à rude d'épreuve

Car oui, le match a basculé. Subtilement d’abord, puis franchement. Etcheverry, jusque-là contenu, s’est enhardi, allongeant les échanges et exploitant la moindre faille de l'homme aux sept titres du Grand Chelem. Quelques fautes directes, une occasion de break envolée, et l’édifice a vacillé. S'est-il peut-être rappelé aux mauvais souvenirs de son dernier revers à Miami contre Sebastian Korda (6-3, 7-6).

Le deuxième set est devenu un bras de fer mental autant que technique. Mais c’est précisément dans cette zone d’inconfort que l’Espagnol dévoile une autre facette de son jeu : celle d’un compétiteur en pleine maturation. Loin de céder à la frustration, il a lutté contre lui-même, canalisé ses émotions et s'est reconstruit point après point. Une évolution qu’il revendique désormais pleinement : «C'est quelque chose sur lequel je travaille, a-t-il confié à la presse, dont CNEWS. 

Plus on se remplit la tête de pensées positives, plus les choses s'améliorent rapidement

 

«Quand j'étais plus jeune, si je ratais un coup, je criais. Il m'arrivait même de jeter ma raquette. Je me remplissais constamment la tête de pensées négatives. Donc, on a réalisé à quel point il était important de se remplir la tête de choses vraiment positives en permanence. Même quand les choses ne vont pas bien, même si on n'a pas de bonnes sensations avec la balle ou qu'on rate beaucoup de coups. Plus on se remplit la tête de pensées positives, plus les choses s'améliorent rapidement. Aujourd'hui, j'essaie de faire ça pendant tout le match». 

Un tout autre match l'attend désormais contre Alexander Bublik. 

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