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«Je suis à ma juste place» : Valentin Vacherot, une semaine historique à Monte-Carlo et un nouveau cap franchi

Le Monégasque a quitté son tournoi avec le sourire, conscient d’avoir franchi un cap majeur dans sa carrière. [Corinne Dubreuil / Icon Sport]

Tombé les armes à la main contre Carlos Alcaraz, le local Valentin Vacherot ne verra pas les portes de la finale à Monte-Carlo. Une déception certes, mais le Monégasque repart avec des certitudes et une envie non dissimulée de titiller le Big 2.

La belle histoire s'est fracassée à la réalité du numéro 1 mondial. Valentin Vacherot n'a pu empêcher ce samedi les retrouvailles entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner. Défait en demi-finale de Monte-Carlo par l'Espagnol (6-4, 6-4) au terme d'une rencontre où il n'aura trouvé que très peu de solutions, le Monégasque a quitté son tournoi avec le sourire, conscient d’avoir franchi un cap majeur dans sa carrière. Sans éluder pour autant l'écart qui lui reste à combler avec les deux funambules du tennis. 

A 27 ans, celui qui intégrera officiellement le Top 20 mondial lundi a assuré à la presse, dont CNEWS, repartir avec l'envie de se confronter de nouveau au numéro 1 mondial.

«Que retenez-vous après la fin de votre parcours en demi-finales de "votre" Masters 1000 à Monte-Carlo face à Carlos Alcaraz ? 

C'était un super tournoi, je garderai évidemment des souvenirs toute ma vie. J'ai le sourire mais évidemment, même si c'était Alcaraz en face, je suis content de sortir avec un peu de frustration, parce que ça montre que j'ai envie de faire mieux, que j'avais envie de le titiller encore plus. Mais bon, pour une première, c'était déjà une belle bataille. Et avec l'ambiance, j'ai pris un plaisir fou. 

C'était votre premier duel face à Alcaraz. Qu'est-ce qui vous a le plus marqué ? 

Son service. Par moments, j'avais l'impression de bien retourner et une seconde plus tard, la balle est sur la ligne de l'autre côté. J'ai gagné trois points sur son service au premier set, en ne ratant pas tant de retours que ça. Il est très fort, il prend la balle très tôt et ça va vite, ça déménage. Je suis malgré tout content de ce que j'ai fait sur mon service, et d'être allé un peu le chercher, d'avoir pu débreaker au deuxième set, avec même de la frustration parce que je sens que j'ai de quoi faire pour aller plus loin dans ce deuxième set, et pourquoi pas le prendre.

Tout ce dont j'ai envie, c'est d'aller affronter encore des grands joueurs, d'aller les titiller

 

Avec ce nouveau très beau parcours en Masters 1000, vous confirmez un peu plus votre changement de statut après votre titre de Shanghai. 

Oui, au niveau confirmation, je pense que je n'ai plus trop grand-chose à confirmer maintenant. C'est bon, je suis là, j'enchaîne les tournois et je suis à ma place. Tout ce dont j'ai envie, c'est d'aller affronter encore des grands joueurs, d'aller les titiller.

Vous serez 17e mondial au prochain classement. Qu'espérez-vous aller chercher dans les prochaines semaines ? 

Je n'aime pas parler de classement, je n'aime pas parler de top 20. Pour le reste, on verra. Je vais rester comme je suis et ça avance, c'est ça qui est bien. Je suis content parce que la saison de terre battue ne fait que commencer et je suis tellement impatient d'aller sur tous ces beaux tournois qui arrivent, surtout jusqu'à Roland dans un mois et demi. 

Qu'est-ce que ce nouveau statut implique comme changements dans votre quotidien ? 

Évidemment, je m'en demande encore plus au niveau qualité de travail, de l'envie de bien faire, de mieux faire, de chaque coup essayer de faire encore mieux. Parce qu'en face, je joue les meilleurs joueurs au monde. Et même physiquement, d'essayer d'en faire encore plus, la récupération, essayer de trouver des nouvelles choses, ça c'est sûr, mettre un peu du fun dans l'entraînement, parce qu'il faut toujours y aller avec le smile. 

Après, de toute façon, tout ce qui est nouveau, ce sont les tournois. Me retrouver sur des tournois que j'ai toujours rêvé de jouer, parce que c'est encore assez neuf, Madrid et Rome, je les ai joués une fois, mais dans les qualifs il y a deux ans, donc là, de me retrouver dans le grand tableau, ça va être des super moments.

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