Le Français Arthur Fils s’est qualifié pour la finale de l’ATP 500 de Barcelone après avoir renversé l’Espagnol Rafael Jodar en trois sets. Il affrontera dimanche le Russe Andrey Rublev pour tenter de décrocher un nouveau titre.
Le Français Arthur Fils (30e mondial) s’est qualifié samedi pour la finale de l’ATP 500 de Barcelone, où il affrontera le Russe Andrey Rublev (15e). À un mois de Roland-Garros, le Tricolore aura l’occasion de décrocher un premier titre depuis 2024.
Vers un quatrième titre en carrière ?
Le N.2 français a renversé en demi-finale le jeune Espagnol Rafael Jodar (55e) en trois sets (3-6, 6-3, 6-2), au terme d’un match accroché. D’abord dominé, il a progressivement pris l’ascendant grâce à sa puissance en fond de court et sa capacité à tenir les longs échanges.
Cette finale marquera des retrouvailles avec Andrey Rublev, ancien membre du top 5 mondial, qu'Arthur Fils avait battu sur terre battue à Monte-Carlo en 2025. Le Français visera un quatrième titre en carrière, dont un troisième en ATP 500. Son dernier sacre remonte à Tokyo en 2024, avant une blessure au dos contractée à Roland-Garros en 2025 qui l’avait contraint à plusieurs mois d’arrêt et à déclarer forfait avant un duel… face à Andrey Rublev.
«Gagner un titre c'est toujours quelque chose de différent, tu peux gagner plein de matchs dans l'année sans parvenir à en remporter. Donc ce serait génial, c'est sûr», a réagi Arthur Fils sur Eurosport. «Andrey est un grand champion, nous avons eu de belles batailles dans le passé donc je sais que cela ne va pas être facile», a-t-il ajouté.
Une montée en puissance
Pour atteindre cette quatrième finale en ATP 500, le joueur de 21 ans a connu un parcours contrasté. Il a d’abord dû sauver deux balles de match face à son compatriote Térence Atmane, avant de dominer l’Américain Brandon Nakashima puis de signer une performance convaincante contre l’Italien Lorenzo Musetti, tête de série N.2 et spécialiste de la terre battue.
Face à Rafael Jodar, récent vainqueur à Marrakech, Arthur Fils a mis un set et demi à trouver les solutions. Malgré un pourcentage de premières balles limité, il s’est montré solide, s’appuyant sur son coup droit et son intensité pour inverser la dynamique. Plus efficace sur les occasions de break après un premier set frustrant, il a ensuite dominé la troisième manche (11 coups gagnants à 1) pour s’offrir la 100e victoire de sa carrière.
Une montée en puissance qui le place en position favorable avant la finale de dimanche.